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11/05/2018

Guillaume Pepy : «La SNCF va proposer trois millions de billets de TGV à moins de 40 €»

Complètement à coté de la plaque et du gros foutage de gueule

Alors que la SNCF a une dette abyssale, elle va s'amuser à miser 100% sur le TGV alors que c'est ce qui a couté le plus cher dans sa dette !

Aller à toute à tout à allure d'un point A à un point B n'est pas du tout un service public. Le service public doit amener TOUT LE MONDE d'un point A à un point B quelque soit le lieu

Vendredi 11 Mai 2018 il n'y avait AUCUN train au départ de Grenoble (agglomération de plus de 400000 habitants, alors qu'il n'y avait pas de jour de grève perler depuis 2 jours. La France ne s’arrête pas de vivre à chaque pont. Au lieu de faire encore et toujours la promotion du TGV, la SNCF devrait plutôt assumer son fameux rôle de service public.

Le TGV fonctionne de moins en moins bien car le voyageur veut arriver à destination et ne pas voir à la dernière minute son train ou son TGV supprimé. Le covoiturage comme blablacar est devenu un moyen de transport plus sûr.

Car un train supprimé c'est CATASTROPHIQUE, les voyageurs ont que faire des gadgets et poudre à perlinpin de la SNCF à coup de promotion.La SNCF doit s'occuper en PRIORITÉ de ses usagers en détresse. Un voyageurs qui a perdu 1 journée en stress en appel téléphonique à appeler un proche pour l'aider comptera sur un autre moyen pour faire ses trajets ou voyages la prochaine fois et ce n'est certainement pas les offres type Kinder qui va le faire revenir.

Eric

http://www.leparisien.fr/economie/guillaume-pepy-la-sncf-...

Économie| Erwan Benezet, Marc Lomazzi et Vincent Verier.| 10 mai 2018, 20h33

Guillaume Pepy, le président de la SNCF, annonce d’importantes opérations commerciales en vue de reconquérir des usagers lésés par le mouvement de grève. LP/Yann Foreix

Dans une interview exclusive, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, part à la reconquête des clients en annonçant des gestes commerciaux pour cet été. Il s’exprime également sur le conflit qui perdure.

La grève, le référendum, la gestion du conflit, l’avenir des cheminots et bien sûr les usagers… Le patron de la SNCF Guillaume Pepy n’élude rien.

Pouvez-vous dire aujourd’hui aux Français que leurs départs en vacances ne seront pas gâchés par le conflit social à la SNCF ?

GUILLAUME PEPY. Personne n’a intérêt à ce que la grève se poursuive cet été, sauf à vouloir affaiblir la SNCF définitivement. Ces grèves à répétition sont déjà ultra-pénalisantes pour les salariés modestes qui n’ont pas de voiture, pour les plus fragiles comme les chômeurs, les gens qui ont des handicaps mais aussi pour les étudiants. Voilà pourquoi nous n’avons jamais fait autant pour accompagner nos clients dans cette période.

Qu’allez-vous proposer ?

Nous allons faire des gestes commerciaux. Toutes nos cartes de réduction seront vendues au même prix, 29 € du 23 mai au 15 juin au lieu de 50 € pour la carte jeune, 60 € pour la carte senior et 75 € pour les cartes enfant + et week-end. C’est évidemment une opération de reconquête. De plus, entre le 15 mai et le 31 août, nous proposerons 3 millions de billets de TGV à moins de 40 € sur toutes les destinations et tous les jours. Ces billets seront mis en vente à partir du 15 mai. L’objectif est que toutes les places disponibles durant cette période soient proposées à environ moitié prix. Cela vient s’ajouter aux différentes indemnisations que nous avons déjà décidées. Ainsi, quelle que soit la situation, les abonnements TER — et nous en avons environ 300 000 — seront à moitié prix en juin. Pour l’Ile-de-France, nous aurons une réunion le 17 mai avec Valérie Pécresse, présidente de la région, pour voir le montant de remboursement que nous devons assurer.

https://www.youtube.com/watch?v=O7YdpwODsrA

Il devrait être de combien ?

Il ne pourrait pas être inférieur à 50 % du prix des abonnements, même s’il y a eu plus de trains en Ile-de-France qu’en régions les jours de grève.

L’intersyndicale va organiser un référendum. Quelle légitimité aura-t-il ?

Aucune. C’est aussi brutal que ça. La réforme ferroviaire est un sujet qui ne concerne pas que l’entreprise mais tous les Français et qui sera tranché par les élus nationaux dans quelques semaines. Personne ne peut confisquer le débat et le vote au Parlement.

Pour vous, est-ce que la grève s’essouffle ?

Le dernier épisode, qui s’est terminé jeudi matin, a été le moins suivi depuis le début du conflit. Cela traduit une lente érosion du mouvement. Nous sommes passés d’une mobilisation des conducteurs de 79 % lors du premier épisode à 56 % cette semaine. Et de 69 % à 45 % pour les contrôleurs. Concernant l’ensemble du personnel, nous avons eu le résultat le plus bas depuis le début du conflit puisque nous sommes passés pour la première fois sous la barre des 15 %. Certes, le mouvement se poursuit, mais avec de forts écarts entre les métiers. D’où un nombre de trains multiplié par deux, de 2850 début avril à 6300 ce mercredi. Mais je ne dis pas qu’il n’y a plus de grève. Je suis lucide. Cela a baissé mais il y a encore plus de 50 % des conducteurs qui sont en grève.

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Le mouvement serait en train de vivre un basculement ?

Nous vivons un moment charnière, avec des signes d’ouverture qui ont été lancés au début de la semaine à Matignon. Deux syndicats, l’Unsa et la CFDT, ont accepté de participer vendredi à une réunion avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, concernant les amendements au projet de loi. C’est un avancement. Début juin, le texte doit être adopté par le Sénat. D’ici là, le Premier ministre va également annoncer des mesures de désendettement, ainsi que des investissements supplémentaires. De notre côté, nous présenterons l’ensemble de l’agenda social lié aux questions de l’après-statut, à partir de 2020. Ces trois semaines peuvent donc s’avérer très utiles. Il ne faut pas rater cette opportunité qui nous est offerte.

Est-ce que vous avez commis des erreurs dans la gestion de ce conflit ?

Je ne suis pas forcément le meilleur juge pour répondre à cette question. Je suis le pilote du volet interne de cette réforme. Mais il faut se rendre compte de l’ampleur de la tâche. Cette réforme concerne à la fois la concurrence, le passage en société nationale, une convention collective, une réforme interne et le désendettement. Finalement, ce n’est pas une mais cinq réformes qui sont à mener pour sauver le rail et renforcer l’entreprise. Ces dossiers auraient pu être traités il y a dix, voire vingt ans, à un rythme normal, comme l’ont fait d’autres grands pays du ferroviaire comme l’Allemagne.

Est-ce la faute des précédents gouvernements ?

Aucune de ces décisions n’est interne à l’entreprise. Il faut une loi pour la concurrence, une loi pour la transformation en société nationale, une loi pour mettre fin à l’embauche au statut, une loi de finances pour le désendettement. Pour une réforme interne à l’entreprise, il suffit que le gouvernement ne la bloque pas. Je rappelle que le précédent gouvernement avait bloqué la réforme des 35 heures. Mais il y a d’autres facteurs qui expliquent que la grève dure.

Lesquels ?

Il y a des positions idéologiques contre la concurrence. Et la privatisation est agitée comme un épouvantail alors qu’il n’y a pas UN élément dans la réforme qui rend possible une privatisation totale ou partielle de la SNCF. C’est même l’inverse.

Le conflit se cristallise autour de la suppression du statut de cheminot. Qui a pris la décision de le supprimer ?

Le Premier ministre. Mais derrière cela, il y a une raison de bon sens. Quand on est en monopole, il peut y avoir un statut. Quand on bascule dans la concurrence, il faut que toutes les entreprises soient sur un pied d’égalité. Sinon, il y a une distorsion de concurrence.

Vous n’auriez pas pu renégocier le contenu du statut, qui ne représente que 7 % de gains de productivité, en interne ?

Je ne crois pas que les syndicats auraient accepté. Je le redis, après le statut, ce n’est pas le néant. Il y aura un contrat qui sera différent, mais pas moins attractif. Le but n’est pas d’avoir des cheminots au rabais et de jouer au dumping social. Demain, le nouveau contrat, à la différence du statut, permettra de prendre en compte l’expérience acquise dans d’autres entreprises. J’espère aussi qu’on tiendra davantage compte de l’engagement et du mérite. Globalement, dans beaucoup de cas, les nouveaux jeunes embauchés seront mieux payés qu’aujourd’hui en début de carrière.

Et ils partiront à quel âge à la retraite ?

Au même âge que les autres Français.

Les syndicats veulent réintégrer dans la convention collective ce qui sera perdu par le statut. La SNCF, qui représente 80 % des voix à l’Union des transports publics, soutiendra cette position ?

Non. Dans quinze jours, nous allons présenter l’agenda social, avec les objectifs recherchés. Tout sera discuté. La convention collective et le contrat de travail doivent être prêts pour le 1er janvier 2020.

Vous avez annoncé, tout comme le Premier ministre, qu’il fallait gagner 30 % de productivité d’ici 2020. Selon des cadres de la SNCF, cela est inatteignable, sauf à faire un plan social…

Il n’y aura pas de plan social à la SNCF. Notre pyramide des âges fait qu’il y aura beaucoup de départs à la retraite. Pour faire les 30 %, il y a quatre blocs : les frais de structure, la polyvalence, l’efficacité industrielle et l’évolution du statut. Ces gains de productivité se feront au rythme de l’ouverture à la concurrence non pas sur deux ans mais sur plusieurs années.

La SNCF va devenir une société comme les autres. De quel montant doit être la dette pour qu’elle soit soutenable ?

Il vous sera donné par le Premier ministre fin mai. C’est ma réponse !

«Un dispositif exceptionnel pour les examens»

« A partir de lundi, nous aurons un dispositif exceptionnel qui s’appelle SNCF Exams. Nous allons identifier précisément avec l’Education nationale les examens les plus sensibles et ceux pour lesquels le train est le mode de transport normal. Dans ces cas-là, nous allons garantir les horaires de train : si l’examen est à 8h30, les trains de 8 heures, 8h10 et 8h20 seront assurés de circuler. Sur le même principe, nous garantirons l’acheminement de nos clients vers des événements festifs qui rassemblent plus de 50 000 spectateurs, comme Solidays » indique Guillaume Pepy.

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