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06/04/2018

La grève SNCF pourrait se poursuivre au-delà de juin

http://www.leprogres.fr/france-monde/2018/04/06/greve-a-l...

Déçus de leurs réunions de concertation avec le gouvernement jeudi et ce vendredi, les syndicats dénoncent une "mascarade" et promettent une grève longue.

Le 06/04/2018 à 20:11

Ce vendredi, une autre réunion au ministère se penchera sur les droits sociaux des cheminots. Photo AFP

Ce vendredi, une autre réunion au ministère se penchera sur les droits sociaux des cheminots. Photo AFP

Une nouvelle séance de concertation sur la réforme de la SNCF s’est tenue ce vendredi dans un climat de tension, les syndicats estimant qu’ils n’avaient pas réellement pu négocier avec le gouvernement, et appelant à amplifier le mouvement de grève, qui reprend samedi soir.

Les organisations représentatives à la SNCF (CGT, Unsa, SUD, CFDT) étaient de nouveau reçues pour une table ronde au ministère des Transports, afin de discuter « de la modernisation sociale et de la contractualisation dans le secteur ferroviaire en lien avec l’arrêt du recrutement au statut ».

Reprise de la grève samedi à 20 heures

La reprise de la grève, qui se tient sur un rythme de deux jours sur cinq, est prévue samedi à 20 heures, jusqu’à mardi 7 h 55. Les prévisions de trafic seront communiquées par la SNCF samedi en début d’après-midi. Ce sera le deuxième épisode de grève, après celui des 3 et 4 avril, lors duquel le trafic a été très perturbé.

« Il n’y a pas eu de négociation »

En prévoyant que les nouveaux arrivants ne soient plus embauchés au statut de cheminot - qui comprend la garantie de l’emploi et fixe notamment les éléments de rémunération, de mobilité ou encore de congés pour environ 90 % des effectifs de la SNCF actuellement - le gouvernement fait face à l’opposition totale des syndicats.

« Il n’y a pas eu de négociation » véritable sur ce sujet épineux, a dénoncé le secrétaire général de la CGT Cheminots Laurent Brun à l’issue de cette rencontre d’un peu plus de deux heures. « Nous ne savons même pas (...) quels sont les points qui posent problème au gouvernement dans le statut », a-t-il affirmé.
« On est très inquiets et agacés par la tournure de ces échanges » a confié Florent Monteilhet (Unsa).

« Les cheminots vont augmenter la pression », a embrayé Didier Aubert (CFDT), annonçant dans certaines régions « quatre à cinq points de plus » de mobilisation pour les deux prochains jours de grève. « Le gouvernement a besoin d’une nouvelle démonstration », a-t-il estimé.

Mais le mouvement, pour le moment annoncé jusqu’au 28 juin, pourrait « aller au-delà du mois de juin » si le gouvernement persiste dans  «la posture dans laquelle il est actuellement », a averti Laurent Brun. « Nous allons tenir un marathon si le gouvernement nous (l’)impose », a-t-il martelé.
« C’est absolument inacceptable ce qui vient de se passer aujourd’hui », a estimé Erik Meyer, de SUD Rail, en annonçant avoir l’intention de « proposer lundi de durcir le mouvement ». SUD Rail est la seule organisation à envisager une grève reconductible chaque jour au lieu de la grève en pointillé décidée par l’intersyndicale.

Les cheminots "vont garder l'essentiel des garanties du statut"

Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, était l'invitée de franceinfo ce vendredi matin.

Elle a indiqué que les cheminots "vont garder l'essentiel des garanties du  statut : la retraite, la garantie de l’emploi, la rémunération, les facilités de rémunération, ce n’est pas rien".

Après la première réunion de concertation jeudi entre les syndicats et le gouvernement, la ministre a assuré avoir "donné des garanties" aux cheminots.

SNCF: la dette inquiète Bruxelles

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-de...

Par Béatrice Mathieu, publié le , mis à jour à

Les cheminots en grève accusent le gouvernement de chantage au sujet de la reprise de la dette de l'entreprise ferroviaire par l'Etat.

 

Les cheminots en grève accusent le gouvernement de chantage au sujet de la reprise de la dette de l'entreprise ferroviaire par l'Etat. afp.com/Ludovic MARIN

Si l'Etat reprend la dette de la SNCF, il ne pourra respecter sa promesse faite à Bruxelles de baisser le déficit public.

C'était un élément clé de la négociation, une sorte de donnant-donnant imaginé il y a des mois déjà par Emmanuel Macron : la fin du statut des cheminots contre la reprise de la dette de la SNCF par l'Etat et l'assainissement financier du groupe. Sauf que cette promesse - qui figure dans le rapport Spinetta du 15 février dernier - est en train de tourner au casse-tête statistique pour le chef de l'Etat. Le gouvernement noie aujourd'hui le poisson. "Je ne veux pas prendre un engagement alors même qu'à ce stade rien n'a changé dans le fonctionnement de la SNCF (...). Je ne veux pas dire aux Français qu'(ils) vont payer cette dette et la reprendre alors qu'ils n'ont aucun élément leur permettant de penser qu'à l'avenir, on ne va pas tomber dans 3 milliards (d'euros) de déficit" supplémentaire chaque année, affirmait hier matin, au micro de France Inter, le premier ministre Edouard Philippe. Une déclaration qui a fait bondir le leader de la CGT Philippe Martinez accusant le gouvernement de chantage. 

Dans ce big-bang ferroviaire, la question de la dette est en train de devenir un vrai point de friction. Il faut dire qu'on ne parle pas de quelques millions mais d'un fardeau de 46,6 milliards d'euros, soit un peu plus de 2 % du produit intérieur brut. Une dette qui progresse mécaniquement d'un peu plus de 1 milliard d'euros chaque année, en raison du poids des intérêts. 

Le point noir du déficit public

Mais qu'est ce qui coince au fond ? Une autre promesse d'Emmanuel Macron, faite cette fois à Bruxelles. Il s'agit de l'engagement de la France de ramener les comptes publics quasiment à l'équilibre à la fin du mandat en 2022. En septembre dernier, lors de la présentation du projet de loi de Finances pour 2018, Bercy avait également publié la trajectoire à moyen terme des finances de l'Etat. Un document envoyé aux comptables d'Eurostat, l'organisme de statistiques de l'Union Européenne. On y découvre que le déficit public doit théoriquement redescendre à 1,5 % du PIB en 2020, 0.9 % en 2021 et 0.2 % en 2022...  

Si l'Etat reprend tout ou partie des 46,6 milliards d'euros de dette de la SNCF, cette somme viendrait s'ajouter mécaniquement aux quelques 2 218 milliards d'euros d'endettement total de la France. Rien de très surprenant à ce stade. "Mais si l'on suit à la lettre les règles de comptabilité européenne, cette somme serait également considérée l'année du transfert comme une dépense publique supplémentaire", décortique François Ecalle, un ancien de la Cour des Comptes et fondateur de Fipeco. Et c'est bien là que le bât blesse. Automatiquement, le transfert à l'Etat de la dette de la SNCF rendrait caduque la fameuse trajectoire de Bercy alors que le déficit public risquerait de repasser au-dessus de la fameuse barre des 3 % du PIB. Certes, ça ne serait pas la première fois que la France ne respecterait pas ses engagements. Sauf qu'Emmanuel Macron a promis à ses partenaires européens et notamment à l'Allemagne, de changer de pratiques. Un gage de sérieux qui sous-tend également son projet de réforme de la zone euro. 

Coincé, le gouvernement envisagerait selon une information du quotidien Les Echos de transférer une partie de cette dette dans une structure de défaisance logée au sein même du groupe ferroviaire. Un tour de passe-passe qui ne convainc guère les cheminots.

 

Grève du Samedi 7 avril 2018

Bonjour,

Tous les jours sa peine !

01 - Lyon Bourgoin Grenoble

Grenoble - Bourgoin-Jallieu - Lyon / samedi 7 avril

54 - Chambéry - Lyon

Chambéry - Lyon / samedi 7 avril

62 - Grenoble St André le Gaz

Grenoble - St-André-le-Gaz / samedi 7 avril

Mis à jour le vendredi 06 avril à 16h00

 
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