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16/12/2017

LA VERPILLIERE La suppression du passage à niveau à l’étude

Bonjour,

Nous avons signalé la dangerosité du passage à niveau de La Verpilliere depuis de nombreuses années sans quoique ce soit ne se passe.

Ce problème n'est pas du tout nouveau, la ville nouvelle existe depuis plus de 20 ans et les Maristes aussi !

Couac hier matin dans l'information donné aux voyageurs par la SNCF ils annonçaient L'Isle d'Abeau alors que le problème était bien situé à La Verpillière on a bien vu les agents travaillé avec leur gilet orange.

Faut-il attendre le drame pour que les choses bougent ?

Eric

http://www.ledauphine.com/faits-divers/2017/12/16/la-supp...

Hier matin, l’une des barrières du passage à niveau a été retrouvée tordue quasiment à 90° par l’employée de la gare.  Photo Le DL/Rémy PETIN

Hier matin, l’une des barrières du passage à niveau a été retrouvée tordue quasiment à 90° par l’employée de la gare. Photo Le DL/Rémy PETIN

Ce fait divers, survenu hier au passage à niveau de La Verpillière, avenue de la Gare, aurait pu passer inaperçu s’il ne s’était pas produit au lendemain de la collision dramatique entre un train et un bus scolaire, près de Perpignan, ayant causé de nombreuses victimes.

À son arrivée à 5 h du matin, ce vendredi, l’employée de la gare de La Verpillière constate que la barrière du passage à niveau, côté gare, est tordue, quasiment à 90°. Elle prévient aussitôt le service d’intervention de la SNCF. Les agents remettent la barrière en état et vérifient son fonctionnement. À 9 h, elle est de nouveau opérationnelle.

S’agit-il d’un acte volontaire ou d’un simple accrochage de la barrière par un véhicule ? La brigade de gendarmerie, informée de cet incident, devait vérifier si les radars positionnés de part et d’autre des voies ferrées se sont déclenchés, auprès du centre automatisé de constatation des infractions routières, basé à Rennes.

Un radar installé depuis 2014

Identifié par Réseau Ferré de France comme dangereux du fait du trafic routier important et de la proximité d’un établissement scolaire, le passage à niveau est équipé depuis novembre 2014 de radars. Ceux-ci se déclenchent quand les feux de signalement clignotent, lors du franchissement des voies.

Dans un communiqué envoyé hier, le Département informe que « la suppression de ce passage à niveau, sur la RD 126, est à l’étude, en lien avec le réaménagement du Pôle multimodal de la gare de La Verpillière ». Aurélie Vernay et Damien Michallet, conseillers départementaux du canton, demandent que le comité de pilotage consacré à ce sujet se tienne le plus vite possible.

prévention n La dernière opération de prévention organisée par la SNCF au passage à niveau n° 18 remonte à septembre 2016. Des flyers avaient été distribués rappelant notamment que le feu clignotant a valeur de feu rouge. n Le franchissement d’un passage à niveau lors du signalement du train entraîne le retrait de quatre points et une amende de 135 euros. deux autres passages à niveau sensibles En Isère, deux autres passages à niveau font l’objet d’une réflexion concertée entre la SNCF et le Département : à Saint-André-le-Gaz (signalisation à améliorer) et à Brignoud (suppression envisagée).
 
Par Bénédicte DUFOUR avec Rémy PETIN | Publié le 16/12/2017 à 06:05

15/12/2017

Collision train-car scolaire : comment la SNCF gère-t-elle ses passages à niveau ?

http://www.europe1.fr/societe/collision-train-car-scolair...

09h39, le 15 décembre 2017, modifié à 14h56, le 15 décembre 2017

Cinq adolescents ont été tués et plusieurs blessés dans la collision de leur car scolaire avec un train, jeudi à Millas, à un passage à niveau.

Les passages à niveau sont-ils suffisamment sécurisés ? C'est la question qui se pose vendredi, après la mort de cinq enfants dans la collision de leur car scolaire avec un train, jeudi à Millas, dans les Pyrénées-Orientales. L'accident, dont les circonstances restent encore à définir, s'est produit à un passage à niveau, situé à Millas, sur l'axe Perpignan-Villefranche de Conflent. Il s'agit d'un passage à niveau "classique" doté d'une signalisation automatique et de deux barrières, a précisé la SNCF selon laquelle le croisement à niveau "n'était pas considéré comme particulièrement dangereux". Trois enquêtes ont été déclenchées. Elles devront déterminer, notamment, si les barrières étaient levées ou non au moment du passage du car.

  • Les collisions sont-elles fréquentes ?

Ce n'est pas la première fois que les passages à niveau et leur gestion sont pointés du doigt. Car ces croisement spécifiques - il en existe environ 15.000 en France -  posent régulièrement problème. En 2017, selon la SNCF, 79 collisions ont été comptabilisées, c'est moins que les 126 de 2016. Ces accidents sont souvent mortels :  33 personnes sont mortes en 2017, 31 en 2016.

En 2008, une collision avait aussi particulièrement marqué les esprits. À Allinges, en Haute-Savoie, un accident impliquant un train et un car scolaire  avait fait sept morts, des collégiens. Le chauffeur du car avait été condamné en 2013 pour avoir arrêté son véhicule sur la voix ferrée, mais aussi la SNCF et RFF (Réseau ferré de France) pour ne pas avoir détecté la particulière dangerosité de ce passage à niveau.

  • Que fait la SNCF ?

Pour éviter que l'accident ne se reproduise, l'entreprise ferroviaire a lancé depuis ce drame plusieurs plans de sécurisation des passages à niveau. L'objectif :  identifier les passages à niveau les plus dangereux dits prioritaires (au nombre de 160 en France en 2017, contre 450 en 1997), supprimer des passages à niveau en mettant la route en impasse, en déviant la route ou en créant un franchissement sous ou par dessus les voies, améliorer la signalisation, mieux sensibiliser et informer le public. "47 suppressions ont été effectuées en 2015, 57 en 2014 et 40 en 2013", précise la SNCF dans un communiqué, ajoutant investir 40 millions d'euros chaque année à cet effet. Des radars - 42 de vitesse et 80 de franchissement - ont également été installés pour contrôler le comportement des routiers.

Enfin, l'entreprise ferroviaire a expérimenté plusieurs dispositifs pour permettre une meilleure sécurisation. Des détecteurs d'obstacle qui déclenchent une alerte luminause le long des voies à l'attention du conducteur, des stickers "barrières cassables" ou encore le remplacement des lampes des feux de signalisation par des lampes à diodes censées être plus visibles que celles actuellement en place.

  • Est-ce suffisant ? 

Pour autant, ces mesures ne sont pas suffisantes, selon Gilles Fouriscot, avocat spécialiste de la sécurité routière, invité vendredi sur Europe 1.  "Certains passages à niveau sont supprimés, d'autres réhabilités", déplore-t-il, ajoutant que les dispositifs préventifs ne sont pas assez nombreux : "Seulement 80 radars sont présents sur les 15.000 passages à niveau". "Les accidents sont réguliers, une centaine chaque année en moyenne depuis dix ans", rappelle Gilles Fouriscot qui demande également à ce que le public soit mieux informé des dangers au niveau des voies ferrées. "Il faut rappeler qu'un train ne s'arrête pas comme une voiture", complète-t-il.

Reste que le risque zéro n'existe pas. Il peut être technique ou humain. "La profession du transport public est en alerte permanente", rappelle vendredi Mathieu Flonneau, spécialiste des transports, sur Europe 1. "L’idée qu’il y ait des accidents est une évidence. Mais la norme est une augmentation de la sécurité de ces transports. Il y aura toujours un risque".

SNCF : plus de 2 000 suppressions de postes prévues en 2018

http://www.lepoint.fr/economie/sncf-plus-de-2-000-suppres...

L'entreprise publique compte actuellement quelque 148 000 salariés (hors filiales). Près de 2 100 postes ont été supprimés cette année.

Source AFP
Modifié le - Publié le | Le Point.fr
<p>Vers une r&#233;duction des effectifs &#224; la SNCF.</p>

La SNCF prévoit de supprimer environ 2 000 postes en moins en 2018, selon le projet de budget annuel présenté mercredi au comité central du groupe public ferroviaire, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction. Au total, 2 081 suppressions d'emplois sont prévues, dont 2 046 pour la branche SNCF Mobilités (- 2,5 % des effectifs) et 35 dans la holding de tête du groupe (- 0,4 %), les effectifs de la branche SNCF Réseau devant rester stables, selon le projet de budget. La SNCF prévoit aussi « plus de 5 000 recrutements en 2018, la plupart sur le terrain, pour le contact avec la clientèle et les infrastructures », a indiqué la direction de la SNCF. Les postes supprimés concerneront « des départs non remplacés, essentiellement des départs à la retraite », a-t-on précisé.

L'entreprise publique compte actuellement quelque 148 000 salariés (hors filiales), répartis entre SNCF Mobilités (trains et gares), SNCF Réseau (construction et entretien des voies) et la holding de tête, qui pilote l'ensemble. « Les chiffres de suppressions d'emplois sont globalement identiques depuis quelques années. Ce budget est sans surprise. Cette trajectoire est tout à fait connue et partagée avec l'État (NDLR : actionnaire de la SNCF). On s'adapte à l'avenir économique », a souligné la direction. L'Unsa a de son côté dénoncé un budget où, « encore une fois, on a des plans de performance qui fonctionnent avec des économies passant par des suppressions d'emplois ».

Les syndicats vent debout

La nette baisse des emplois au sein de SNCF Mobilités est « plus qu'inquiétante », car « on a besoin d'effectifs pour informer les voyageurs et faire face aux situations perturbées », d'autant que le chiffre d'affaires de cette branche est prévu « en hausse de 3,4 % » en 2018, a expliqué Roger Dillenseger, de l'Unsa. L'an dernier, le projet de budget 2017 annonçait environ 1 200 suppressions de postes dans la branche Mobilités, où finalement près de 2 100 postes ont été supprimés cette année. En comité central, « les quatre syndicats ont voté contre ce budget d'austérité, grosso modo le même que celui de l'an dernier, encore amplifié côté Mobilités », a indiqué Eric Meyer, de SUD Rail. L'avis des syndicats est consultatif. Côté Réseau, « le taux de subventions de l'État par rapport au taux des investissements est ridiculement bas. Aujourd'hui, toute la maintenance du réseau se fait à crédit, ce qui pose réellement problème », a ajouté Eric Meyer. La CFDT a critiqué « des suppressions de postes au titre de la performance, de la productivité et du recours à la sous-traitance », au moment où il y a « lieu de s'interroger après les incidents » récents. Après deux pannes majeures fin juillet et début décembre à la gare de Paris-Montparnasse, la SNCF a promis la semaine dernière « une profonde réorganisation » dans la gestion de la rénovation de ses infrastructures.

 
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