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14/11/2017

La SNCF et la région veulent réduire de 40% le nombre de trains en retard dans les cinq ans

https://www.francebleu.fr/infos/transports/martine-guiber...

Par Philippine Potentier, Céline Loizeau et Nicolas Crozel, France Bleu Isère mardi 14 novembre 2017 à 9:15

Le réseau TER d'Auvergne-Rhône-Alpes est le 2e plus gros réseau derrière l'Ile-de-France
Le réseau TER d'Auvergne-Rhône-Alpes est le 2e plus gros réseau derrière l'Ile-de-France © Maxppp -

La nouvelle convention TER entre la région et la SNCF a été présentée lundi 13 novembre 2017. Martine Guibert, nouvelle vice-présidente en charge des transports au conseil régional se réjouit des engagements pris par la SNCF pour améliorer l'offre aux voyageurs.

Après près de deux ans de négociations compliquées et de dialogues parfois tendus, la Région Auvergne-Rhône Alpes et la SNCF sont enfin tombées d'accord concernant la convention TER pour les prochaines années. Ce lundi, le patron de la SNCF Guillaume Pépy et celui de la Région Laurent Wauquiez ont signé la nouvelle convention qui lie les 2 parties pour 6 ans. Les TER, c'est l'une des plus grosses compétences de la Région et Auvergne-Rhône Alpes avec ses 1500 trains et 600 cars par jour est le 2e réseau TER derrière l'Ile de France.

" Les majorités précédentes n'avaient pas précisé ce niveau d'objectif de qualité. Nous avons changé de logique avec une obligation de résultat", affirme Martine Guibert.

Réduire les retards

L'objectif de cette nouvelle convention est de réduire de 40 % le nombre de TER en retard par rapport à 2016. À terme, 9 trains sur 10 devront être à l'heure d'ici 2020. Cette convention, instaure pour la première fois des pénalités en cas de retard et renforce celles prévues en cas d'annulation de dernière minute. Un moyen de pression pour réduire le nombre de trains en retard. Pour des lignes particulièrement vulnérables, comme la "Lyon-Grenoble", un système spécifique de malus-bonus est en place pouvant aller jusqu'à 1.2 millions d'euros par ligne et par an.

D'après la nouvelle vice-présidente, il s'agit d'un "objectif de qualité contractualisé avec la SNCF " et sur lequel la région sera vigilant.

Patrice Belvègue, président de l'association dauphinoise des usagers du train entre Lyon et Grenoble (ADUT) émet des réserves sur cet objectif, qu'il ne juge " pas assez ambitieux " .

Patrice Belvégue juge que " le niveau visé est trop bas "

Un système de pénalité

Toutefois, le système de "bonus-malus renforcé" dans cette nouvelle convention permettrait d'améliorer les services de la SNCF sur les lignes les plus en difficulté. À savoir celles qui relient Lyon à Saint-Etienne, Grenoble et Chambéry. Le président de l'ADUT s'exprime à ce sujet.

" En mettant une carotte, on peut espère que la SNCF fasse un effort ".

Patrice Belvègue, président de l'association ADUT (Association dauphinoise des usagers du train)

https://www.francebleu.fr/player/export/reecouter/extrait...

Ce projet sera soumis au vote des élus à la fin du mois, ainsi qu'à l'avis du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) d'Auvergne-Rhône-Alpes. Le conseil d'administration de la SNCF doit, lui, valider cette nouvelle convention à la mi-décembre, après avis consultatif du comité d'établissement régional.

La nouvelle convention entre la Région et la SNCF garantira-t-elle la ponctualité des trains ?

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alp...

Laurent Wauquiez et Guillaume Pepy, président de la SNCF, ont signé lundi à Lyon une convention qui prévoit plus de ponctualité pour les TER et moins d'annulations de trains. La SNCF se dit responsabilisée avec un système de bonus-malus et d'importantes pénalités pour des manquements.Une garantie?

Par Philippe Bette

Plus de sécurité et de ponctualité des trains, avec des pénalités renforcées: les présidents de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la SNCF, Laurent Wauquiez (LR) et Guillaume Pepy, ont présenté lundi à Lyon la future convention TER, fruit de longues et âpres négociations. C'est du moins l'esprit de la nouvelle convention qui doit en principe garantir une meilleure fiabilité sur le réseau ferroviaire régional. Mais le service dû aux usagers y gagnera-t-il ? C'est ce qu'espèrent les usagers des TER, qui protestent régulièrement contre les manquements de la SNCF au quotidien et qui sont souvent placés devant le fait accompli.

Sur le site www.2ratl.fr , les usagers de la ligne Roanne -Amplepuis-Tarare racontent les galères pour les usagers qui se sentent souvent abandonnés: "On ne passe pas une journée sans une annonce: « Difficulté de préparation du train« ,  » Sortie tardive du dépôt »,  » Problème d’acheminement du personnel« , «  absence inopinée etc…« et en plus il faut qu’on accepte les excuses pour la gêne occasionnée. Quand on prend en otage quotidiennement des usagers, comment voulez vous qu’on accepte des excuses. Il me semble que pour accepter les excuses, c’est parce que la faute commise ou le désagrément n’est pas intentionnel. Du coup quand un train part à l’heure on est étonné, car c’est devenu tellement rare!!!". 

Il y a donc du travail ... Ce plan va notamment permettre "de mettre en place une réduction de 40% du nombre de TER en retard" par rapport à 2016, a assuré M. Pepy devant la presse, soulignant que la SNCF était "beaucoup plus responsabilisée que dans le passé, avec beaucoup plus d'autonomie de gestion et un plan de maîtrise des coûts sévères".


La région exige 90 % de ponctualité 

Auparavant, M. Wauquiez avait mis en avant un objectif de 90% de TER à l'heure en 2020, contre 87,1% en 2016. Le nombre de trains annulés à la dernière minute doit également être "divisé par deux", sous peine de "pénalités systématiques", même en cas de grève des cheminots, a-t-il relevé.
Un système de "bonus-malus" renforcé sera mis en place pour les lignes les plus en difficulté - celles qui relient Lyon à Saint-Étienne, Grenoble et Chambéry.

Si l'objectif de régularité annuel n'est pas atteint, les sanctions pourront atteindre 1,2 M EUR par an et par ligne. A contrario, la SNCF percevra
un bonus de 1,2 M EUR. En 2015, les retards sur ces lignes avaient coûté 700.000 euros à la SNCF. Avec la nouvelle convention, les pénalités auraient atteint 5,2 M EUR, a souligné M. Wauquiez.

En matière de sécurité, la nouvelle convention inclut "un doublement des équipes de police ferroviaire", soit 80 agents, et la sécurisation de 123 gares via des caméras de vidéo-protection d'ici la fin du mandat.

Cette nouvelle convention d'exploitation, portant sur la période 2017/2022 , est la première à mettre en oeuvre le plan de redynamisation CAP TER 2020, lancé fin 2016 par la SNCF. Elle représente pour cette dernière un "contrat gigantesque" de 3 à 4 milliards d'euros, soit un coût annuel d'environ 543 millions d'euros pour la Région.

Cette convention doit encore être soumise à l'avis du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) d'Auvergne-Rhône-Alpes et au vote des élus le 29 novembre. Le conseil d'administration de la SNCF devrait quant à lui valider cet accord mi-décembre après avis consultatif du comité d'établissement régional.

https://youtu.be/Tp-vrVwbGh8

La Région boucle sa nouvelle convention TER avec la SNCF

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2017/11/14/la-regi...

La Région veut à tout prix améliorer la ponctualité des trains (ici, en gare de Pringy).  Photo Le DL/Norbert FALCO

La Région veut à tout prix améliorer la ponctualité des trains (ici, en gare de Pringy). Photo Le DL/Norbert FALCO

Davantage de sécurité et de ponctualité des trains, avec des pénalités renforcées : les présidents de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la SNCF, Laurent Wauquiez (LR) et Guillaume Pepy, ont présenté, hier, à Lyon la future convention TER, fruit de longues et âpres négociations.

Pour le président d’Auvergne-Rhône-Alpes, « les discussions ont été cordiales mais sportives. » Guillaume Pepy les décrit « carrées mais correctes. » Le premier avait fait des déclarations plus virulentes jadis mais désormais l’heure est à la satisfaction partagée d’avoir trouvé un accord dans « l’intérêt des usagers. »

Pénalités même en cas de grève

Portant sur période 2017/2022 -avec rétroactivité au 1er  janvier-, cette convention, qui doit encore être officiellement validée, est la première à mettre en œuvre le plan de redynamisation CAP TER 2020, lancé fin 2016 par la SNCF. Elle représente pour cette dernière un « contrat gigantesque » de 3 à 4 milliards d’euros, soit un coût annuel d’environ 543 millions d’euros pour la Région.

Ce plan va notamment permettre « de mettre en place une réduction de 40 % du nombre de TER en retard » par rapport à 2016, a assuré Guillaume Pepy, soulignant que la SNCF était « beaucoup plus responsabilisée que dans le passé, avec beaucoup plus d’autonomie de gestion et un plan de maîtrise des coûts sévères. »

Auparavant, Laurent Wauquiez avait mis en avant un objectif de « 90 % de TER à l’heure en 2020, contre 87,1 % en 2016. » Le nombre de trains annulés à la dernière minute doit également être « divisé par deux », sous peine de « pénalités systématiques », même en cas de grève des cheminots, a-t-il relevé.

Un système de « bonus-malus » renforcé sera mis en place pour les lignes les plus en difficulté - celles qui relient Lyon à Saint-Étienne, Grenoble et Chambéry. Si l’objectif de régularité annuel n’est pas atteint, les sanctions pourront atteindre 1,2 million d’euros par an et par ligne. A contrario, la SNCF percevra un bonus de 1,2 million d’euros.

En 2015, les retards sur ces lignes avaient coûté 700 000 euros à la SNCF. Avec la nouvelle convention, « les pénalités auraient atteint 5,2 millions », a souligné M. Wauquiez. En matière de sécurité, la nouvelle convention inclut « un doublement des équipes de police ferroviaire », soit 80 agents, et la sécurisation de 123 gares via des caméras de vidéo-protection d’ici la fin du mandat.

Cette convention doit encore être soumise à l’avis du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) d’Auvergne-Rhône-Alpes et au vote des élus le 29 novembre.

Le conseil d’administration de la SNCF devrait quant à lui la valider mi-décembre après avis consultatif du comité d’établissement régional. La CGT Cheminots a d’ores et déjà déploré l’absence de transparence de la nouvelle convention et la suppression d’emplois à la SNCF « qui dégrade le service public. »

EN CHIFFRES

1500 Le nombre de trains quotidiens (avec 600 cars en soutien) qui transportent chaque jour 175 000 voyageurs.

AuRA est la première région pour les TER après l’Île-de-France 92,5 %

Le taux de régularité visé pour les TER de notre région d’ici 2022. Il a été de 87,4 % en 2016. En 2017, il est actuellement de 88,6 %.

4,3 % La progression de fréquentation des TER d’Auvergne-Rhône-Alpes en 2017. Selon Guillaume Pepy, ce résultat efface les pertes enregistrées au cours des deux années précédentes.

16000 Le nombre annuel de trains qui ne seraient plus en retard avec une baisse de 40 % de celui-ci.

25 millions d’euros La somme qu’attend la Région de l’État au titre de sa participation au sauvetage des petites lignes. Pour Laurent Wauquiez, seulement 3 des 28 millions annoncés ont été réglés à ce jour.

 
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