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30/11/2016

TCL : mais quelles sont donc les raisons de cette grève ?

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Par Marie-Annick Depagneux  | 

(Crédits : DR)
La CGT à l'origine du mouvement de grève dans le métro évoque les risques que fait encourir le nouveau règlement de sécurité opérationnelle. La direction récuse totalement cet argument et indique que le document a été validé par les instances réglementaires de l'Etat".

Quelle sera l'issue de la grève du métro de Lyon, déclenchée le 28 novembre par la CGT ? A ce stade, la direction et l'organisation syndicale campent chacune sur leurs positions. Objet du conflit  ? Le règlement de sécurité d'exploitation (RSE) du métro.

"Il a été réécrit en mai 2016. Début juin nous nous étions déjà mobilisés, rappelle Christian Schwetzoff, secrétaire adjoint du syndicat CGT. "C'était à quelques jours de l'Euro 2016. Nous avons trouvé un compromis avec l'entreprise pour suspendre le mouvement. Nous pensions être entrés dans une phase de négociations. Il y a eu deux réunions mais la direction n'a pas voulu aborder le sujet".

Habilitation des régulateurs

Le retour au RSE précédent telle est l'exigence formulée.

"Le règlement actuel abaisse les compétences des régulateurs", au nombre 40, critique le syndicaliste. Celui-ci explique qu'un salarié travaillant dans un bureau peut désormais être appelé en cas de nécessité, s'il manque quelqu'un. "Mais demain qu'en sera-t-il ?", laisse-t-il entendre.

"Or", précise Christian Schwetzoff, "un régulateur est au sommet de la chaîne opérationnelle. Et il faut savoir conduire un métro, connaître les systèmes d'aiguillage. Pour ma part j'ai suivi une formation de six mois".

Outre l'aspect sécurité, le délégué cégétiste évoque également l'organisation du travail. Y a t'il également volonté de faire pression avant l'ouverture négociations annuelles obligatoires ?

Instances règlementaires

Du côté de la direction de Keolis Lyon, un porte-parole répond que le RSE  "a été soumis et validé, en juillet dernier, par les instances réglementaires de l'Etat", en l'espèce la STRMTG (Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés.)

La direction estime que "dans l'accord signé en juin" elle a "pris l'engagement de ne pas toucher aux effectifs et d'instaurer des groupes de travail sur la formation. Il y a une incompréhension par rapport à ce mouvement qui remet en cause la sécurité du métro".

Ce porte-parole confirme qu'aucune réunion n'est prévue à ce propos, à ce jour.

Les autres syndicats ne se sont pas associés

Pour l'heure les autres syndicats ne se sont pas associés à cet appel à la grève.

"Nous respectons les actions des uns et des autres. Nous sommes attentifs", admet de Stéphane Noël, délégué FO. "Nous avons été sollicités par la CGT pour participer à une heure d'arrêt de travail sur l'ensemble du réseau à partir du 5 décembre mais nos adhérents ont dit non à la majorité".

Le mouvement (une heure à chaque reprise de service) a démarré le 28 novembre et qui affecte les 4 lignes de métro est suivi selon la direction par 100 des 500 agents du métro (régulateurs, conducteurs et autres). La CGT évoque, elle, un taux de participation de 80 %. Des bus de substitution ont été mis en place sur les plages horaires concernées. Le mouvement est reconduit au jour le jour, et dès ce mercredi, ce qui a le don d'agacer les usagers, qui ne perdent cependant pas leur sens de l'humour. Pour l'instant.

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