Avertir le modérateur

19/04/2016

Grenoble ne souhaite plus financer la ligne Lyon-Turin

Enfin une politique raisonnable !

Un projet qui n'a ni queue ni tête qui est un véritable scandale niveau financier puisqu’il va impacter durant plusieurs générations le budget de l'état français et notamment sa dette. Il faudra rembourser des milliards d'euros !

Qui va travailler tous les jours à Turin ?

Pourquoi laisser pourrir la situation de notre ligne en Y Lyon Grenoble Lyon Chambéry qui est au passage la plus utilisé de Rhône-Alpes ?

Alors qu'il faudrait justement la moderniser comme cela était prévu depuis plusieurs décennies.

Je rappelle que l'Europe et la France c'est nos impôts sauf que c'est INDIRECTEMENT.

On demande juste que les travaux sur notre ligne soit effectué comme cela était prévu à l'origine.

Malheureusement tout cet argent foutu par les fenêtres à cout de milliards d'euros digne d'une monarchie du Golf, ce sont des projets indispensables de maintien de la ligne. Car la très grande majorité des usagers de notre ligne l'utilisent pour de court ou moyen trajet et non pour de très longue distance. C'est nous qui faisons tourner l’économie.

Le village de marque entre La Verpilllière et Villefontaine qui devrait attiré 550 emplois aura besoin d'une desserte locale du TER et certainement pas d'un TGV qui passe à toute vitesse.

Le nord isère, le voironnais l'avant pays savoyard ne doivent pas être sacrifié pour un projet pas du tout rentable et qui ne sera pas opérationnel AVANT 15 ans (si tout va bien).

Eric

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/04/18/97002-2016041...

 

    • Par Lefigaro.fr avec AFP
    • Mis à jour
    • Publié

 

La municipalité EELV de Grenoble va soumettre lundi soir au vote du conseil municipal une délibération prônant le retrait financier de la ville dans le projet de nouvelle liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, a-t-on appris auprès de la mairie.

Paraphé en 2007 durant le dernier mandat de Michel Destot, l'ancien maire socialiste battu en 2014, un protocole d'intention engageait Grenoble et ses partenaires -- le département et la communauté d'agglomération -- à une participation financière de 130 millions d'euros.

Pour Éric Piolle, le maire EELV de la ville, l'ensemble du projet a été conçu "il y a 25 ans, sur des hypothèses de développement de transport de marchandises délirantes, puisqu'elles sont en baisse depuis 20 ans", a expliqué l'élu à l'AFP.

"En 1991, les projections prévoyaient également une fréquentation de 19 millions de passagers par an sur la ligne, contre 4 millions en 2012, soit presque cinq fois moins", a-t-il ajouté.

Éric Piolle se dit "en revanche favorable à la modernisation des réseaux ferrés existants, où circulent les trains du quotidien, pour permettre une sécurisation des temps de parcours, fragiles aujourd'hui".

La délibération propose également au conseil municipal "d'exprimer son opposition [...] au projet d'une nouvelle liaison ferroviaire transalpine entre Lyon et Turin, en particulier le percement d'un tunnel international de plus de 50 kilomètres".

Elle suggère enfin aux élus "d'affirmer [leur] soutien aux politiques de développement des transports en commun locaux et régionaux, ainsi qu'aux politiques de report modal immédiat de la route vers le rail en utilisant, modernisant et adaptant les infrastructures ferroviaires existantes".

Au total, 13 collectivités des départements de l'Isère, du Rhône, de la Savoie et de la Haute-Savoie ont signé ce protocole d'accord de financement, dont le montant s'établit à un milliard d'euros.

En cas de vote actant son retrait, Grenoble serait la première d'entre-elles à se désengager.

De son côté, l'Association pour le développement des transports en commun, voies cyclables et piétonnes de la région grenobloise (ADTC) a estimé dans un communiqué qu'en se retirant, "la ville de Grenoble va à l'encontre des besoins des usagers".

"Cette ligne permettrait de dé-saturer la ligne Lyon-Grenoble & Chambéry, [...] réduire les temps de parcours et trouver une solution au développement du trafic périurbain autour de Lyon", a-t-elle ajouté.

Elle rappelle que le protocole dont la ville de Grenoble s'apprête à se retirer "concerne la ligne d'accès au tunnel de base Lyon-Turin, et non le tunnel lui-même, qui est financé par l'Europe et les États français et italiens".

Commentaires

Votre point de vue est à l'opposé de celui de l'ADTC:
http://www.adtc-grenoble.org/spip.php?article435

Écrit par : vincent | 19/04/2016

Pour l’ADTC, la priorité doit être donnée aux transports du quotidien
=> Je suis entièrement d'accord avec cette phrase
Tout ce qui est TGV et ligne à grande vitesse n'a jamais constitué le le transport du quotidien des nantis et du peuple
Il faut en finir avec des projets à plusieurs milliards d'euros d'un autre temps
La France a justement trop investit dans ce genre de projet en délaissant le TER, les trains inter-cités

La conséquence de 40 ans sans investissement dans le train du peuple qui est réellement le service public est que notre ligne est malade.
Alors que c'est la ligne la plus utilisé en Rhône Alpes un comble !
Malheureusement ce n'est pas la seule en France.

Tout ce qui est TGV LGV et tout projet pharaonique n'est pas digne d'un service public sauf si le TER le train de tout le monde circulait à la perfection et sans avoir fermé des milliers de lignes non rentables.

Oui pour financer un service public digne de ce nom
Non pour financer des projets à plusieurs milliards d'euros qui touche une tout petites minorités

Le service public doit être pour tous et non le "Concorde" du ferroviaire

Écrit par : Eric (ADUT) | 19/04/2016

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu