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22/03/2016

Jean-Pierre Farandou rejoint SNCF Réseau et laisse Keolis en bonne santé

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Jean-Pierre farandou

Le patron de Keolis est annoncé officiellement pour remplacer Jacques Rapoport à la tête de la SNCF Réseau. Le jour où le groupe franco-québécois annonce des résultats en forte croissance.

Depuis le 24 février, date de l’annonce de sa démission, de nombreux noms ont circulé pour remplacer Jacques Rapoport, qui présidait SNCF Réseau (ex-RFF), le gestionnaire des infrastructures ferroviaires. Mais pas celui de Jean-Pierre Farandou. Pourtant, le dernier cité semble a remporté la mise. Il a été proposé par le conseil de surveillance de SNCF avec l’aval de l’Etat. Il lui reste à obtenir l’accord de l’Assemblée Nationale et du Sénat et, surtout, de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) dirigée par Pierre Cardo. L’Autorité pourrait trouver une trop grande proximité entre ce candidat et SNCF Mobilité.

Jean-Pierre Farandou, ingénieur des Mines âgé de 58 ans, est entré à la SNCF en 1981. Il a participé au lancement de la ligne TGV Paris-Lille et du Thalys, avant de diriger SNCF Proximité (TER, Intercités, Transilien) de 2006 à 2012. Il y a quatre ans, il avait pris la présidence de Keolis. Jean-Pierre Farandou pense qu’il faudra "attendre environ deux mois" pour qu’il puisse prendre ses nouvelles fonctions. Du coup, l’Etat devrait demander à Jacques Rapoport de prolonger sa mission de quelques semaines, alors que ce dernier semblait pressé de prendre sa retraite.

 

Pour Jean-Pierre Farandou, la mission qui l’attend à SNCF Réseau, endetté à hauteur de 42 milliards d’euros, est d’une toute autre nature que celle qu’il a mené chez Keolis, un opérateur de transport public de voyageurs qui appartient pour 70% à la SNCF et pour 30% à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Le boulet Boston

Les résultats 2015 de Keolis affichent une croissance du chiffre d’affaires de 12,2%, à 5 milliards d’euros. Aujourd’hui, l’International représente 44% du chiffre d’affaires. L’Ebitda augmente de 6,6% à 296 millions d’euros, tandis que le résultat net reste modeste à 33 millions d’euros. Mais "c’est l’essence même de la profession. Les  marges sont faibles et nous sommes dans les normes du secteur", précise le patron de Keolis. Il précise même que "l’Ebitda aurait atteint 10 à 11% sans le contrat de Boston".

Un contrat difficile qui a fait perdre plus de 23 millions d’euros l’an dernier au groupe et qui ne devrait pas engranger de bénéfices avant deux ou trois ans. Keolis a subi non seulement les effets de la vétusté du matériel et du réseau mais également des conditions météorologiques catastrophiques qui avaient bloqué la circulation des trains du Massachussetts.

Actionnaire de référence de LeCab

Deux bonnes nouvelles sont tombées ces dernières 24 heures. "Keolis devient actionnaire industriel de référence de la société LeCab", a annoncé Jean-Pierre Farandou, qui n’a pas souhaité annoncé le montant de la participation dans cette entreprise spécialisée dans les VTC. L’activité de Keolis devait lui permettre de se développer en dehors de l’Ile-de-France.

Enfin, l’opérateur de transport devient partenaire de Navya, une start-up qui conçoit et fabrique des navettes électriques autonomes sans conducteur. Mais la direction de Keolis reconnait qu’il faudra attendre une dizaine d’années pour que cette technologie se développe réellement. Le temps qu’il faudra peut-être pour remettre SNCF Réseau sur les rails.

Olivier Cognasse

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