Depuis plusieurs années, le système ferroviaire français est en crise. Une crise qui impacte directement la vie quotidienne des usagers, écrit Bruno Gazeau, président de la Fnaut, dans une lettre ouverte adressée à François Hollande et au gouvernement (p2 à 4). La Fédération qui regroupe 150 associations et 80 000 adhérents, a joint à sa lettre une pétition qui a recueilli à ce jour près de 10 000 signatures. 

Dans cette lettre, la Fnaut fait le constat de la dégradation de la situation : "les usagers connaissent les trains supprimés faute de matériel ou de personnel de réserve, les retards répétitifs, les trajets debout dans des rames surchargées, les horaires peu adaptés à leurs besoins, la raréfaction des points de vente des billets, la fermeture des gares". S'y ajoutent depuis quelques mois les problèmes de sécurité qui ont poussé la SNCF à jumeler certaines rames TER, ce qui a conduit à la suppression de services ou à leur transfert sur route, ou la
pénurie de conducteurs à laquelle se trouve aujourd'hui confrontée la société nationale.

Au-delà de ces problèmes quotidiens qui touchent directement la vie quotidienne des Français "obligés de prendre leur voiture quand ils en ont une", la Fnaut dénonce les dysfonctionnements du système ferroviaire : la dérive des coûts de production de la SNCF qui obligent les régions à "supprimer des services TER" ; le vieillissement des infrastructures, la
disparition annoncée des trains de nuit et les incertitudes sur la pérennité des trains Intercités…..

Pour éviter "l'effondrement qui menace aujourd'hui le système ferroviaire", la Fnaut demande que l'État "actionnaire unique de la SNCF et responsable de la stratégie ferroviaire réagisse vigoureusement face à cette situation dangereuse".

Robert Viennet



La lettre ouverte de la Fnaut