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18/12/2015

En perte, Deutsche Bahn lance des investissements de 55 milliards d'euros

Bonjour,

La SNCF préfère investir dans des gadgets inutiles alors que les trains sont très souvent en retard.

Nos politiques ont la priorité d'avoir leur petits TGV de leur ville pour rejoindre Paris. Forcement le TER le train de TOUS les français que l'on prendre tous les jours a pris énormément de retard. A quand un vrai plan de modernité du TER et la fin du gaspillage à très grande échelle du luxe que représente les LGV. Le Lyon-Turin coutera plus de la moitié de la somme mis sur la table par DB avec 30 milliards d'euros.

Si ces 30 milliard d'euros allait touché des millions d'usagers ça serai bien mais là ce n'est pas du tout le cas. Pire cela va gravement endommagé l'équilibre budgétaire de la France.

Eric 

 

http://www.lesechos.fr/journal20151218/lec2_industrie_et_...

Thibaut Madelin / Correspondant à Berlin et Lionel Steinmann / Journaliste |

Objectif compagnie ferroviaire allemande : 80 % trains longue distance ponctuels l'année prochaine 85 % 2020.

 Objectif de la compagnie ferroviaire allemande : 80 % des trains de longue distance doivent être ponctuels dès l'année prochaine et 85 % en 2020. - Photo Rainer Unkel/RéA

La compagnie allemande comble le manque d'investissement du passé.

Les voyageurs qui ont pris le train de 7 h 27 de Francfort pour Amsterdam sont restés bloqués jeudi 40 minutes après avoir parcouru à peine une vingtaine de kilomètres. Un cas isolé ? Non. Seuls les trois quarts des trains longue distance de Deutsche Bahn arrivent avec moins de 5 minutes de retard. Un cauchemar pour les 7 millions de passagers que transporte chaque jour Deutsche Bahn. La compagnie ferroviaire allemande veut changer cela et a annoncé jeudi un vaste programme. « Nous faisons le ménage et passons à l'offensive », a déclaré le patron, Rüdiger Grube.

Objectif : 80 % des trains de longue distance doivent être ponctuels dès l'année prochaine et 85 % en 2020. Une ambition qui a un coût. Le groupe public veut investir au total 55 milliards d'euros au cours des cinq prochaines années, dont 40 milliards dans les infrastructures. L'Etat financera quelque 35 milliards d'euros et le reste sera à la charge de l'entreprise. Pour y parvenir, le groupe envisage la cession de participations minoritaires dans ses filiales Schenker (logistique) et Arriva (international). Outre ces investissements, le groupe prévoit une restructuration, qui entraînera la suppression de 2.600 postes sur 300.000 et représente une charge financière de 2 milliards d'euros répartis entre 2015 et 2016. Rien que cette année, Deutsche Bahn table sur 2 milliards d'euros de pertes.

Parmi les priorités en matière d'investissement : le changement de 2.000 aiguillages par an, sur les 67.000 que compte le réseau de 34.000 kilomètres de Deutsche Bahn. La compagnie ferroviaire réagit ainsi à la concurrence de l'autocar, qui s'impose en Allemagne à un rythme effréné et fait ressortir les faiblesses de ses propres services, en moyenne beaucoup plus chers. De l'aveu de la direction elle-même, ces faiblesses sont aussi le fruit d'un retard d'investissement créé dans le contexte des projets de mise en Bourse de la compagnie ferroviaire, en 2008, et qui n'a été corrigé que récemment. Outre le réseau, Deutsche Bahn modernise sa flotte ou généralise l'accès wi-fi gratuit dans ses voitures.

Effort de modernisation

Ces annonces vont sans doute faire des envieux de ce côté-ci du Rhin. Si le système ferroviaire allemand va bénéficier de 55 milliards d'investissement, son homologue français traîne 45 milliards… d'endettement. Et si le gouvernement de Manuel Valls a érigé en priorité la rénovation du réseau, il a bien du mal à dégager les moyens pour poursuivre l'effort de modernisation lancé depuis quelques années après trois décennies de sous-investissement. « La France doit suivre le chemin de l'Allemagne », estimait, il y a quelques mois déjà, Jacques Rapoport, le PDG de SNCF Réseau, l'établissement public chargé des infrastructures.

Le dirigeant milite pour qu'une partie des 2 milliards d'euros qu'il doit consacrer chaque année jusqu'en 2017 à la construction des 4 nouvelles lignes TGV, soit affectée après cette date (au moins en partie) à la régénération des voies. Mais Bercy, qui voit plutôt là une occasion d'économie, ne l'entend pas de cette oreille, au point que la négociation du contrat pluriannuel que l'Etat et SNCF Réseau auraient dû conclure depuis des mois est dans l'impasse.

Ce n'est pas le seul sujet sur lequel la SNCF attend des arbitrages et des financements. Le gouvernement a promis en juillet 1,5 milliard d'euros pour remplacer les trains Corail à bout de souffle des lignes Intercités (les liaisons nationales hors TGV), mais la commande effective se fait attendre, tout comme les décisions sur l'avenir des trains de nuit, ou d'autres lignes chroniquement déficitaires, qui coûtent chaque année des centaines de millions à l'entreprise publique.

Thibaut Madelin, Les Echos
Lionel Steinmann, Les Echos

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