La réunion du CCE, qui a duré une bonne partie de la journée, a "été l'occasion d'exprimer nos craintes" sur la réorganisation du groupe découlant de la réforme, a rapporté Sébastien Gasc (CGT). La CGT cheminots et Sud rail ont sans surprise voté contre le projet de mise en oeuvre présenté. L'Unsa et la CFDT se sont abstenus.

Ce positionnement des organisations réformistes "semble montrer qu'elles sont visiblement un peu moins convaincues aujourd'hui", estime le délégué CGT qui réclame de "véritables négociations sur la structuration" de la nouvelle SNCF : celle-ci "crée de nouvelles frontières" entre les activités et "1,5 milliard d'euros d'économies seront supportées par les cheminots et les usagers ».

L'avis du CCE marque "le départ de multiples négociations, le travail commence. On a voulu envoyer le message qu'on ne donne pas de carte blanche à la direction", a justifié Roger Dillenseger (Unsa).

Le CCE s'est déroulé "dans un climat studieux", selon Jean-Marc Ambrosini, directeur général délégué Cohésion et RH de la SNCF. Sa consultation marque "une étape importante dans la constitution du nouveau groupe et de la mise en oeuvre de la réforme ferroviaire" car il permet "d'ouvrir sans tarder une série de concertations et négociations", a-t-il expliqué à l'AFP.

Les discussions vont maintenant rapidement s'engager pour notamment harmoniser les accords collectifs signés antérieurement à SNCF et RFF, organiser les élections professionnelles internes, ou encore de discuter des modalités de recrutements et mobilités, a précisé Jean-Marc Ambrosini. 

Et le dossier, sans doute le plus sensible, de l'organisation du travail et du temps de travail, devrait débuter "en fin d'année". Il s'agira de "mettre à plat" l'organisation pour que "chaque heure payée soit une heure productive", expliquait récemment le président du directoire de la SNCF Guillaume Pepy, accusé par la CGT de jeter "de l'huile sur le feu".

(AFP)