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06/01/2015

SNCF, la hausse de trop

Guillaume Pépy surtout pas !

il est complètement incompétent, n'écoute personne avec de fausses promesses et des audit qui coutent très chers et sans suite.

Il prend tous les français pour des cons et des vaches à laits bêtes et idiotes en laissant une compagnie SNCF déficitaires et une dette abyssale. A moins que l'auteur de l'article est ironique.

En tout cas il faut stopper l'hémorragie pour obtenir un service aussi médiocre de la SNCF.

Eric

http://www.usinenouvelle.com/article/sncf-la-hausse-de-tr...

Par  - Publié le 06 janvier 2015, à 17h28

 

Gare SNCF
© D.R.

  La nouvelle SNCF est à peine formée qu’elle se prend déjà les pieds dans le tapis avec une hausse des tarifs jugée excessive. La réforme du système ferroviaire français ne résoudra pas tous les problèmes si l’Etat n’y met pas bon ordre.

Ras le bol ! La hausse des tarifs de la SNCF de 2,6 % au 1er janvier 2015 passe très mal auprès des usagers, alors que la France enregistre une inflation historiquement basse, sans doute 0,3% pour 2014. Les clients de la SNCF critiquent de plus en plus des tarifs qu’ils jugent excessifs, que ce soit pour les TGV, mais aussi pour les trains Intercités. Ils n’ont que faire de l’excuse d’une hausse au 1er janvier 2014 n’ayant pris en compte que la hausse de la TVA de trois points. Le compte n’y est pas, d’autant que la qualité de service laisse toujours autant à désirer. Elle empire même selon certaines associations d’usagers.

  Notre enquête: La SNCF change... mais les problèmes demeurent

 

La fronde des régions n’est pas terminée

Les prestations de la SNCF sont jugées trop coûteuses par les régions. En Allemagne, celles de la DB sont 30% moins chères. D’ici la fin du mois de janvier 2015, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires doit trancher un contentieux entre la SNCF et le Syndicat des transports d’Ile-de-France. Celui-ci juge exorbitantes les redevances qu’il doit payer pour les gares. D’autres régions devraient suivre la même voie que l’Ile-de-France... La paix entre les régions et la SNCF n’est pas pour demain, malgré la nomination de l’ancien président (PS) de la région Haute-Normandie, Alain Le Vern, à la tête de la branche Régions et Intercités.

Le bilan des trains Intercités est, lui, toujours aussi catastrophique. La SNCF, qui a réussi à transférer l’achat du matériel roulant à l’Etat, n’a rien résolu malgré la création de l’appellation Trains d’équilibre du territoire (TET) ! Où est l’équilibre quand on supprime les lignes les moins rentables et que les voyageurs circulent dans des trains à bout de souffle sur un réseau mal entretenu ? Le gouvernement a créé une commission qui devrait, d’ici six mois, faire des propositions pour assurer l’avenir de ces trains essentiels aux échanges entre les territoires qui, souvent, ne bénéficient pas de liaisons à grande vitesse.

Ségolène Royal contredit son secrétaire d’Etat

Rien d’étonnant à ce que le train soit moins utilisé… La tendance risque même de s’accélérer avec l’ouverture du marché aux autocars. La ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, a dû monter au créneau pour dénoncer la hausse des tarifs de la SNCF... pourtant validée par son secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies. Ségolène Royal ne craint pas de contredire le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, dont le talent de communicant ne suffit pas toujours à faire avaler des couleuvres.

Guillaume Pepy, ministre des Transports ? 

Un Guillaume Pepy qui n’a eu de cesse de vider de sa substance la réforme du ferroviaire entrée en application depuis le 1er janvier, avec une SNCF unifiée, réunissant l’opérateur (l’ancienne SNCF) et le gestionnaire d’infrastructures (RFF). Parfois surnommée ironiquement "réforme Pepy", celle-ci ne règle pas tout. Quid de l’harmonisation du statut des cheminots ? Quelle relance pour le fret ferroviaire devenu marginal ? Comment enrayer la spirale de l’endettement abyssal du système ferroviaire français : 40 milliards d’euros aujourd’hui, 60 milliards en 2025, si rien n’est fait ?

Les économies promises ne suffiront pas compte tenu des investissements indispensables pour moderniser le réseau, spécialement en région parisienne, premier marché de la SNCF. Les élus régionaux demandent la fin d’une gestion opaque et des économies. Et ce n’est pas en augmentant les tarifs et en faisant fuir les usagers que le ferroviaire français va s’en sortir. Plutôt que de craindre une hypothétique mobilisation des cheminots, l’Etat ferait mieux d’assumer ses responsabilités. Il lui revient de mener une politique des transports cohérente. Ou alors, il doit nommer Guillaume Pepy ministre des Transports…

Olivier Cognasse

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