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06/07/2014

Grève SNCF : pas de ristourne pour les juillettistes

Bonsoir,

Il est impensable de voir une telle situation de nos jours dans un pays démocratique.

N'importe quelle entreprise rembourse toujours lorsque que 100% du préjudice provient d'elle même.

De plus le préjudice est toujours en fonction des jours concernés ici nous avons été victime de 15 jours de service PUBLIC payé par nos impôts et non respecté.

Quand est-ce que cette entreprise privée mais financé avec les deniers de l'état aura des devoirs et non simplement des droits ?

Eric

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/04/01016-...

  • Par Mathieu Lehot
  • Mis à jourle 05/07/2014 à 00:13
  • Publiéle 04/07/2014 à 23:39
Pendant la grève qui a perturbé le trafic ferroviaire en juin, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, avait annoncé que l'ensemble des abonnés pourraient bénéficier d'une compensation mensuelle de 33% à compter du mois de juillet.

Les vacanciers qui ne renouvellent pas leur abonnement ce mois-ci ne pourront pas profiter de l'indemnisation promise par Guillaume Pepy. Une inégalité de traitement que les associations d'usagers jugent «inadmissible».

«La SNCF a fait un beau coup de com'. Mais on n'est pas dupe!» Willy Colin, porte-parole de l'association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc), ne décolère pas. Selon lui, la SNCF ne tient pas ses promesses de remboursement des voyageurs touchés par la grève du mois de juin.

Guillaume Pepy, le président de la SNCF, avait en effet annoncé, pendant le mouvement, que l'ensemble des abonnés bénéficieraient d'une réduction mensuelle de 33 % à compter du mois de juillet. «Un première» dans l'histoire de la compagnie de chemin de fer qu'avaient alors saluée les associations d'usagers. Mais à l'arrivée, un grand nombre de voyageurs pourraient bien ne jamais voir la couleur de ce dédommagement. Notamment les juillettistes qui n'ont pas renouvelé leur carte SNCF ce mois-ci - parce qu'en vacances -, ainsi que certains abonnés annuels.

Sandrine Vittet fait partie de ces «perdants de l'histoire». Cette habitante de Saint-Rambert-en-Bugey, dans la région Rhône-Alpes, n'est pas en vacances mais en arrêt maladie «pour cause de grève SNCF». «C'est le motif qu'a indiqué mon médecin sur la feuille de soin», affirme-t-elle. Le mouvement des cheminots a en effet tourné au «calvaire» pour cette voyageuse. «C'est simple, sur ma ligne Chambéry-Lyon, le trafic a été totalement interrompu pendant deux semaines», explique-t-elle. Sans permis, elle a donc dû s'adapter aux horaires de son conjoint qui embauche aux aurores. «Il me déposait à 4h du matin tous les jours, à la gare d'Ambrieux, où un train avait été maintenu à 6h38», précise Sandrine Vittet. Après avoir vécu ainsi pendant deux semaines, le remboursement d'une partie des 127 euros qu'elle paye chaque mois à la SNCF était «un moindre mal» pour elle. «Je me suis dit que c'était toujours ça de pris. Mais je suis tombée malade et j'ai appris que je n'aurai donc pas le droit d'être dédommagée», regrette Sandrine Vittet. Étant en arrêt, la voyageuse n'a pas repris de carte ce mois-ci. Or le dispositif mis en place par la SNCF ne prévoit une application du dispositif que pour les usagers qui renouvellent leur abonnement en juillet.

« La SNCF savait très bien qu'en limitant les remboursements au mois de juillet, la mesure leur coûterait moins cher »

Willy Colin - Porte-parole de l'AVUC

Un traitement inégal que Willy Colin juge «inadmissible». «En gros, tous les usagers qui ne renouvellent pas leur abonnement ou ne prennent une carte que pour une ou deux semaines parce qu'ils sont en vacances ne pourront pas profiter de la réduction», affirme le porte-parole de l'Avuc. Et les juillettistes ne seraient pas les seuls oubliés. Certains voyageurs disposant d'un abonnement annuel rencontrent également des difficultés à se faire rembourser. «Lorsque j'ai renouvelé ma carte, le 30 juin, on ne m'a pas proposé de réduction. J'ai donc payé 300 euros comme l'an dernier», s'indigne Emmanuel Boulestreau, un usager de la ligne Le Mans-Paris.

Rien d'anormal selon la SNCF qui explique que «les abonnés annuels seront avisés par courrier ou email en juillet et bénéficieront automatiquement de la réduction de 33 % sur leur prélèvement bancaire au plus tard en août». Contactée par Le Figaro, la compagnie de chemins de fer n'apporte en revanche aucune réponse pour le cas des juillettistes.

Un silence qui n'étonne pas Willy Colin. «La SNCF savait très bien qu'en limitant les remboursements au mois de juillet, la mesure lui coûterait moins cher», accuse le représentant de l'Avuc. La SNCF a estimé à 45 millions d'euros le coût des compensations promises aux usagers.

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