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22/05/2014

Rames TER Regiolis : symbole des rivalités SNCF-RFF ?

http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/services/...

LE CERCLE. par Jean-Xavier Rochu - On peut voir cette étourderie sur le gabarit des TER contre le b-a-ba de la définition d’un véhicule sous trois éclairages.

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ferroviaire

C’est d’abord le résultat d’une organisation qui est plus le résultat de nombreux compromis en commençant par politiques que de l’efficacité cohérente du métier de l’organisation industrielle performante. Le client SNCF a produit la spécification du matériel roulant qui a passé avec succès toutes ses procédures de contrôle de qualité et de sécurité. Notons que c’est elle qui entretient le réseau et qu’à ce titre elle sait mieux que personne dans quel état elle a laissé les bords de quai.

Dans le cadre de la procédure qualité, il est probable que RFF ait eu son mot à dire quand SNCF a dû l’interroger. Enfin, tout constructeur prudent vérifie les gabarits. Tout le monde a travaillé. Mais visiblement pas sur les bonnes informations. Il faut donc chercher comment les mises à jour des documents de référence ont été faites. Il y a eu un ou des services de contrôle qualité qui n’ont pas fonctionné.

Un deuxième niveau de réflexion est sur la qualité des hommes et des équipes. Chacun et chacune pris individuellement a les qualités requises. Les résultats sont suffisamment souvent acceptables pour entretenir cette conviction. Mais le désordre est dans les risques pris au niveau des compromis. Compromis politiques qui ont fait que le client RFF n’est pas respecté comme il devrait l’être dans une organisation saine par son fournisseur SNCF.

D’un côté la grosse PME RFF gère tous les retours d’expérience avec les informations produites par la maîtrise son compte d’exploitation et les interfaces avec les concurrents de l’opérateur SNCF. Ce sont autant d’informations subtiles dont la SNCF peut croire pouvoir se passer en s’adressant directement à ses opérateurs. De l’autre côté, 45 000 personnes travaillent comme sous-traitant trop unique de RFF. Finalement, la SNCF néglige qu’elle facture à RFF près de 3 fois le chiffre d’affaires de RFF alors qu’elle représente près de 90% de ce chiffre d’affaires (essentiellement fait de droits de passage que nous appelons péages).

Finalement, les chevaux se battent parce qu’il n’y a pas assez de foin financier dans l’écurie. Le géant SCNF prend la part du lion. Ses analyses trop biaisées génèrent des erreurs onéreuses. Ces surcoûts déséquilibrent les budgets. Dans l’urgence, mère de tous les risques, des impasses sont improvisées à des niveaux trop subalternes. Elles génèrent d’autres surcoûts. Le tout est amplifié par les accidents des trésoreries qui vont des contraintes régaliennes aux non-paiements arbitraires de sommes dues par mesures de rétorsions contre ces défaillances de service. Il est savoureux d’entendre certains politiques dire qu’ils ne paieront pas les dégâts. Et qui paiera les conséquences de ces compromis politiques inapplicables et des mauvaises décisions qui en résultent si ce n’est le contribuable sauf à fermer le ferroviaire français en France !

Le patient ferroviaire français est tellement malade qu’il faut que des gens compétents apportent sérénité et finances contre la garantie de pouvoir faire leur métier pour rééquilibrer la route et le rail contribuant ainsi au rêve d’entrepreneur de l’Europe !

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