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26/03/2014

Les péages acquittés par la SNCF ne seront pas remis à plat

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 Par Lionel Steinmann | 25/03 | 06:00

La réflexion engagée depuis plusieurs mois pour faire circuler plus de trains sur le réseau n'a pas abouti.

 Contrairement à ce qu'espérait la SNCF, il n'y aura pas de réforme des péages qu'elle acquitte à Réseau Ferré de France (RFF), le gestionnaire du réseau, pour faire circuler ses TGV. Selon nos informations, RFF a informé par lettre il y a plusieurs semaines le ministre des Transports Frédéric Cuvillier que la réflexion lancée l'an dernier (« Les Echos » du 6 août ) n'avait pas abouti.

L'objectif de ces travaux était de faire évoluer le mode de calcul des péages que les opérateurs (c'est-à-dire aujourd'hui la seule SNCF, faute de concurrents) doivent verser pour faire circuler des TGV sur le réseau ferroviaire. Il y a encore quelques années, le sujet n'intéressait pas l'entreprise publique, car le montant des redevances versées à RFF était jugé raisonnable. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, les tarifs pratiqués par RFF ayant bondi pour tenter de couvrir les énormes besoins de financement du système (lire ci-dessus). Résultat, les sommes acquittées par l'activité TGV de la SNCF à RFF sont passées de 1,2 milliard en 2007 à 1,84 milliard l'an dernier. Soit 18 euros en moyenne par billet.

Année après année, ces augmentations ont rongé la rentabilité de l'activité phare de la SNCF. Et débouchent sur des « comportements malthusiens », assure un cadre de l'entreprise : les péages sont calculés par train et par kilomètre parcouru, mais ne tiennent pas compte du taux de remplissage. Cela inciterait la SNCF, pour ne pas perdre d'argent sur les lignes à péage élevé, à ne pas faire circuler des trains qui ne seraient pas assez remplis, alors même qu'elle dispose des trains et des créneaux horaires pour le faire. Ce qui pénalise les usagers, mais aussi RFF, qui perd des recettes potentielles.

Pour tenter de sortir de ce cercle vicieux, RFF a fait tourner ses ordinateurs et expérimenté d'autres modes de calcul, basés sur le nombre de passagers dans le train, ou encore sur le chiffre d'affaires généré par la vente de billets. Mais aucun ne s'est révélé concluant, chaque méthode ayant ses effets pervers.

Il est vrai que RFF a mené ses réflexions à volume de péages constant : vu sa situation financière délicate, il n'était pas question qu'un nouveau mode de calcul lui fasse perdre des recettes. « Dans ces conditions, il est apparu que le problème n'était pas tant la structure des péages que leur niveau », résume un proche du dossier.

Pour encourager la SNCF à faire circuler plus de trains, RFF va donc se contenter de pratiquer des rabais ponctuels sur certaines lignes. Les TGV Lyria entre Paris et la Suisse, qui acquittent des péages élevés en empruntant une partie de la ligne Paris-Lyon (la plus chère du réseau) et affrontent une forte concurrence des compagnies aériennes low-cost, ont ainsi bénéficié d'une baisse des péages de 5 % cette année.

L. S., Les Echos

23:20 Publié dans RFF, SNCF, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

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