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29/08/2013

La fraude coûte 400 millions par an à la SNCF et la RATP

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Par Lionel Steinmann | 28/08 | 19:41

 Selon les deux établissements, le phénomène ne varierait guère d’une année sur l’autre.

La fraude coûte 400 millions par an à la SNCF et la RATP - Rea
La fraude coûte 400 millions par an à la SNCF et la RATP - Rea

Combien coûte la fraude aux transports en commun ? Le sujet excite souvent la curiosité des usagers. Elle titillait également celle du député Dominique Tian (UMP), qui a posé une question écrite sur ce sujet en juin dernier au ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier. « Ma démarche est celle d’une plus grande transparence, précise l’élu aux « Echos », afin que ces problèmes puissent être traités sans fantasme ni tabou ». La réponse du ministère a été publiée mardi au « Journal officiel » : la perte de recettes est évaluée à 300 millions d’euros par an pour la SNCF, et à 100 millions pour la RATP.

 

Des montants loin d’être négligeables. A la RATP, cela représente 5 % des voyageurs, précise l’entreprise. A la SNCF, à titre de comparaison, le résultat net pour 2012 se montait à 383 millions d’euros. En avril dernier, la lutte accrue contre la fraude faisait d’ailleurs partie des « moyens d’adaptation » annoncés par la direction pour répondre au tassement de l’activité due à la crise. L’entreprise devrait notamment développer le contrôle avant l’embarquement dans les TGV pour réduire le nombre de voyageurs sans billet.

Plusieurs types de fraudeurs

Interrogée, la compagnie précise qu’elle distingue plusieurs types de voyage sans billet : la fraude systématique, mais aussi involontaire (la queue au guichet était trop longue), collective (lorsque les usagers se préviennent sur les réseaux sociaux de la présence de contrôleurs), militante (la grève des billets organisée sur certaines lignes pour protester contre les retards)... Avec à chaque fois « une réponse adaptée », précise la SNCF. Les contrôles sont également mieux ciblés, que ce soit sur les trains détectés comme « sensibles », ou sur certains titres de transport (la carte Interail dernièrement), lorsqu’une hausse des falsifications est observée. La réponse du ministère au député précise que la SNCF a également pris plusieurs mesures pour lutter contre les escroqueries, « avec une veille accrue sur les ventes de titres de transport par Internet et les fraudes au abonnements ».

Selon ce texte, le montant de la fraude dans les 2 établissements publics varie peu d’une année sur l’autre. Il ne serait donc pas en hausse avec la crise, comme on a tendance à le penser spontanément. A la SNCF, les taux de fraude sont par contre très disparates selon les régions, précise un expert du ferroviaire : minimes en Alsace, mais très marqués en provence-Alpes-côté d’Azur.

A la RATP, « le taux de fraude sur le réseau de surface (bus, tramway), est en moyenne deux fois plus important que celui dans le métro, et plus encore par rapport au RER », pointe le ministère, qui précise que l’entreprise « mène une politique de contrôle itinérant concentrée sur les zones à fort flux de fraudeurs, soit 140 points prioritaires en Ile-de-France situés principalement au nord et nord-est et dans l’est et le sud-est de la capitale. Ces zones font l’objet d’une présence quotidienne et pérenne des contrôleurs dans près de 47 lignes de bus et tramways, 46 gares et 47 stations de métro ».

11:03 Publié dans SNCF | Lien permanent | Commentaires (0)

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