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31/05/2013

Josiane Beaud quitte la direction régionale de la SNCF

http://www.leprogres.fr/actualite/2013/05/30/josiane-beau...

Publiée le 30/05/2013 à 16:53

photo-d-archives-stephane-guiochon.jpg

Après quatre années à sa tête, Josiane Beaud s’apprête à quitter la direction régionale de la SNCF. Femme de caractère, elle aura marqué son passage à ce poste.

Josiane Beaud sera remplacée par Laurence Eymieu, actuellement directrice de la région Centre de la SNCF. Les deux femmes ont en commun d’avoir occupé des fonctions de responsabilité au Grand Lyon lorsque Raymond Barre en était le président.

09:23 Publié dans SNCF | Lien permanent | Commentaires (0)

30/05/2013

Réforme ferroviaire : les régions se disent satisfaites, par la voix de Jacques Auxiette

http://www.courrierdesmaires.fr/17127/reforme-ferroviaire...

29/05/2013

par Martine Kis

transport train tunnel © La Gazette

La réforme ferroviaire, présentée en conseil des ministres le 29 mai 2013, prévoit la création d'un gestionnaire d'infrastructure unique. Elle convient, dans l'ensemble, aux régions.

Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire, ne cache pas sa satisfaction : la future réforme ferroviaire, qui a fait l’objet d’une communication au Conseil des ministres du 29 mai 2013, est largement inspirée des propositions des régions exprimées dans son rapport « Un nouveau destin pour le service public ferroviaire français : les propositions des régions », d’avril 2013.

L’ambition de cette réforme, selon les termes de Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, est de « moderniser le service public ferroviaire français en bâtissant avec l’ensemble des parties prenantes un modèle qui réponde aux besoins des usagers et à l’aménagement du territoire, qui rétablisse l’équilibre économique du système et qui permette la création d’un groupe public industriel intégré, pleinement inséré dans l’Europe du rail ».

Pour ce faire, il faut répondre à des contraintes contradictoires : baisser le coût du service, améliorer et maintenir les infrastructures, réduire la dette, répondre aux exigences de l’Union européenne…

Gestionnaire d’infrastructure unifié
Afin d’améliorer la qualité et l’efficacité du système ferroviaire, un nouveau gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU) réunira RFF, la direction de la circulation ferroviaire et SNCF Infrastructure.

Trois EPIC constitueront le futur groupe ferroviaire :

  • un EPIC « mère, qui assurera le contrôle et le pilotage stratégique, la cohérence économique, l’intégration industrielle et l’unité sociale ;
  • et deux EPIC « filles »,
    - l’un constitué du GIU,
    - l’autre de l’exploitant ferroviaire.

Avec le rétablissement de l’équilibre économique, qui passera par une règle de pérennité économique à définir par le législateur et qui fera l’objet d’un contrat de performance entre RFF et l’Etat, le ministre estime que le pays sera doté « d’un groupe public industriel intégré, (…) capable de devenir un champion européen et mondial dans un contexte d’ouverture croissante des marchés ».

© Manuel-Flick Jacques Auxiette, président de la commission Transports de l’Association des régions de France, salue la création des trois EPIC, qui devraient, selon lui, « consolider un système ferroviaire productif, transparent et efficace ».

La région doit être autorité organisatrice
Le président de la commission transports de l’Association des régions de France (ARF) insiste cependant pour que la notion d’autorité organisatrice, « essentielle pour les régions, soit clairement affichée ».

Jacques Auxiette demande aussi que les régions bénéficient de ressources financières nouvelles et dynamiques propres au développement du rail. Il rappelle leur souhait que l’Etat stratège s’impose à la tête du système.

Cette réforme fera l’objet d’un projet de loi dans les prochaines semaines.

Bombardier France est en panne de commandes

http://www.mobilicites.com/fr_actualites_bombardier-franc...

Si le constructeur d'origine canadienne ne décroche pas les levées d'options pour ses commandes de trains Francilien et Régio2N, le plan de charge de son usine de Crespin (Nord) déclinera à partir de fin 2015. L'accès des régions à de nouvelles sources de financement pourrait débloquer la situation. Et le tout récent marché de rénovation des tramways de Grenoble apporte une bouffée d'air.


L'usine Bombardier de Crespin, près de Valenciennes, emploie près de 2 000 salariés. © Christophe Recoura - Cliquez pour agrandir la photo
A Genève comme à Berlin, Jean Bergé tient le même discours alarmiste. Lors d'une rencontre avec la presse à l'occasion du salon de l'UITP fin mai, le président de Bombardier Transport France a insisté sur "la situation qui pourrait devenir inquiétante si nous ne parvenons pas à obtenir de levées d’options pour l’ensemble des matériels que nous produisons actuellement à Crespin (l'usine située près de Valenciennes où travaillent 2 000 personnes, ndlr)".

A savoir le Francilien (photo ci-dessous) qui circule depuis 2010 sur certaines lignes du réseau Ile-de-France de la SNCF, le RER à deux niveaux MI09 progressivement introduit sur le RER A, le TER à deux niveaux Régio2N et le métro articulé MF 2000 en circulation sur le réseau RATP. "Les derniers MF 2000 seront fabriqués en décembre 2015", indique Jean Bergé.

Reste donc trois programmes pour regarnir le carnet de commandes de Bombardier France. A commencer par le Francilien : pour l’heure, la commande porte sur 172 rames en tranche ferme, plus 200 en option. "J’espère qu’il y aura des premières levées d’options en 2013 pour éviter d’interrompre la chaîne. Un schéma avec une levée d’options portant sur 100 rames dont 50 dès 2013 me conviendrait bien. Les livraisons pourront intervenir ensuite au rythme de 30 ou 40 rames par an", espère l'industriel.   


Eclaircies financières pour les régions

Pour le nouveau TER à deux niveaux, le Régio2N, dont le carnet de commandes reste bloqué à 129 unités depuis février 2010, les perspectives sont un peu plus lointaines. Les régions potentiellement intéressées - Bourgogne, Ile-de-France, Pays-de-Loire et Picardie - pourraient se prononcer courant 2014 en faveur de ce matériel très capacitaire (jusqu'à 1 300 voyageurs assis et débout), pouvant rouler à 160/200 km/h. D’autant qu’elles ont vu leur horizon s’éclaircir en matière de financements.

"Aujourd’hui, l’obstacle est partiellement levé. La Caisse des Dépôts a mis à disposition des régions des lignes de crédits de 20 milliards d’euros permettant, entre autres, de financer les transports. Elles peuvent être couplés avec des prêts de la BEI (Banque européenne d’investissements", observe Jean Bergé avec optimisme. Rhône-Alpes a par exemple reçu 200 millions de la BEI dans ce cadre-là (lire).

 

Commande cruciale

Aux commandes des régions pourraient s’ajouter celle des Trains d’équilibre du territoire (TET) promise par l'Etat pour 400 à 450 millions d'euros, dont 50 millions en rénovation de matériel existant. Le dirigeant de Bombardier Transport France estime les besoins à une centaine de rames pour desservir les lignes du grand bassin parisien, en Haute et Basse-Normandie, Picardie et Centre.

Enfin, s’agissant des rames de RER à deux niveaux MI09, l’extension du carnet de commandes pourrait porter sur 40 à 50 rames, mais à une date indéterminée...

Les enjeux de ces levées d’options sont cruciaux pour le constructeur. "Le plan de charge du site de Crespin qui emploie 2 000 personnes dont 500 à 600 ingénieurs pourrait passer de 100% à zéro entre décembre 2015 et septembre 2016", prévient Jean Bergé.   

 

Le RER NG se profile

Du côté des nouveaux programmes, Bombardier vient de recevoir un appel à candidatures pour le RER NG (Nouvelle Génération). Ce matériel à deux niveaux répond aux besoins de l’extension à l’Ouest de la ligne E du RER et au remplacement des Z2N sur la ligne D. En jeu, une commande de 71 exemplaires en tranche ferme. Suivi de 300 rames supplémentaires. Le contrat global devrait donc s’élever à plusieurs milliards d’euros, les livraisons intervenant à partir de 2018-2019.

Soucieux de placer sa NAT (Nouvelle Automotrice Transilien) en Tunisie face aux constructeurs Stadler et ROTEM (malgré un climat politique peu propoice), Bombardier s’est montré moins disert sur les conséquences des retards d’homologation de son Régio2N. De l'ordre de neuf mois avec une homologation attendue au mieux en mars-avril 2014.
Ulcérée par ces retards, la Région Aquitaine a décidé d’en suspendre les paiements, faute de recevoir les deux premières des 24 rames commandées au second semestre 2013. Ni Bombardier ni Alstom (également concerné avec son nouveau Régiolis) n'ont souhaité faire de commentaires, mettant en avant la confidentialité des contrats.

 

38 rames de tram à rénover à Grenoble

Lors du salon de l'UITP à Genève, Jean Bergé a préféré insister sur le tout récent contrat de rénovation des 38 rames de tramways TFS (tramway français standard) de Grenoble. Signé fin mai 2013, ce marché de 26 millions d’euros a été remporté en groupement avec la société clermontoise ACC, face à Alstom, CAF et Safra.

L'objectif, c'est de décrocher un contrat de rénovation lourde par an. Bombardier répond actuellement à un appel d’offres pour la modernisation de 24 tramways circulant sur la côte belge entre Ostende et La Panne. Réponse début 2014. Bombardier est ici aussi en concurrence contre Alstom et CAF.

Olivier Constant (à Genève)

 
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