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31/03/2013

J’ai testé la ration de survie de la SNCF

http://transports.blog.lemonde.fr/2013/03/29/jai-teste-la...

Une bouteille d’eau, deux pains grillés sous plastique, deux boîtes de conserve (une salade et une crème au chocolat), des biscuits secs, un petit pot de pâte à tartiner, des crayons de couleur et un mot d’excuse signé Barbara Dalibard, la directrice générale de SNCF Voyages. "Vous subissez un retard important dans votre voyage. Nous vous remercions pour votre patience (…) Vous trouverez dans ce coffret une restauration légère ainsi qu’un rafraîchissement", écrit la responsable de la compagnie ferroviaire. Le "coffret" distribué dans ce train tient davantage de la ration de survie que du "plateau-repas" promis par le contrôleur par haut-parleur.

Mais on s’en contentera. Ce mercredi 27 mars, les passagers en rade ont attendu deux heures dans un TGV pour Lille qui venait à peine de quitter la gare de Paris-Nord. Un problème d’essieu endommagé, entend-on (on n’en saura pas davantage pour le moment), a immobilisé le convoi à 500 mètres de son départ, alors qu'il se trouve encore dans le 18ème arrondissement de Paris. Des annonces régulières ont maintenu les passagers informés, et la plupart d’entre eux se sont d’ailleurs accommodés du retard en continuant à travailler ou en bavardant avec leur voisin d'infortune. De nos jours, la vitesse est de moins en moins un outil indispensable pour les cadres équipés d’écrans et surconnectés, comme je l’avais constaté ici. Au bout d’une heure, l’affaire est entendue, le TGV retournera gare du Nord où un nouveau convoi, aux essieux flambant neuf, en tous cas on le suppose, attendra. Il est déjà 20h30, plus d'une heure après l’arrivée prévue du train à Lille, lorsque les voyageurs découvrent les "coffrets" gracieusement déposés par des employés de la SNCF.

Une salade sans goût mais avec odeur. L’occasion d’une petite chronique gastronomique, une fois n’est pas coutume, mais après tout c’est bientôt Pâques. Commençons par l’odeur. Un quart d’heure après la distribution des repas, que l'on déguste avec des couverts en bois (oui, en bois), la voiture empeste. La salade assaisonnée dégage une odeur rance, ce qui est assez étrange car elle ne présente aucune propriété gustative. C’est le contraire pour la crème "Mont-Blanc", inodore mais trop sucrée, mais que, comme tous les passagers, j’avale avec gourmandise. Le contenu de la bouteille d’eau permettra tant bien que mal de faire oublier ce curieux mélange. Le kit ne contient pas de viande et ne semble contrevenir à aucun interdit alimentaire religieux, pour autant que je puisse en juger. J’apprécie le goût neutre des petits pains craquants mais un voyageur derrière moi, qui entreprend sa voisine depuis une heure, signale tout haut qu’ils contiennent de l’huile de palme, dont la culture est controversée.

Ce soir-là, sans être un luxe, la ration n’est pas indispensable. J’aurais d’ailleurs dû m’en passer car, un quart d’heure après en avoir ingurgité l'essentiel, mon estomac s'alourdit désagréablement. Ceux qui parviennent à rester à jeun patientent avec des dessins et des jeux, également proposés dans le kit de la SNCF. Les crayons de couleur, qui forment un arc-en-ciel miniature, servent à colorier un cahier de 16 pages au format A5, où l'on trouve également des énigmes, un quiz et des grilles de sudoku.

Naufragés. La compagnie distribue chaque année ces boîtes, stockées dans les gares, aux véritables naufragés du rail, les estivants qui patientent huit heures dans un TGV sans climatisation, ou les passagers qui attendent dans un vonvoi bloqué par la neige. Le dispositif, même s'il est piloté par la branche SNCF Voyages en charge des TGV, s'étend également aux trains de banlieue parisienne, si l'on en croit cette vidéo postée par un internaute retardé entre Étampes (Essonne) et Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). La SNCF est tenue de pourvoir ces en-cas, d'après cet article du magazine 60 millions de consommateurs. Mercredi 27 mars, les passagers du Paris-Lille ont également reçu une "enveloppe" leur permettant de réclamer à la SNCF le remboursement d'une partie de leur billet.

NB : D'autres internautes ou blogueurs ont également testé la ration. Voici un avis plutôt positif et ici un autre, qui détaille le contenu du "panier".

NB 2, 29 mars, 12h45 : j'ai contacté ce matin le service de presse de SNCF-Voyages pour savoir combien de "coffrets" étaient distribués chaque année, à quel endroit on les stocke, comment est pensée leur composition, etc., mais je n'ai obtenu aucune réponse pour le moment.

NB 3, 29 mars, 13h35 : @Stephane_sncf 2m, cheminot, signale par Twitter que cette rame n'a pas rencontré de problème d'"essieu endommagé", contrairement aux annonces faites dans le train, mais une "défaillance de la carte qui surveille l'essieu moteur". Cette carte "a signalé une casse de la transmission", ce qui a provoqué un arrêt immédiat. Merci pour les explications !

30/03/2013

En 2012, RFF a investi 5,5 milliards dans le réseau ferroviaire

http://www.mobilicites.com/fr_en-2012--rff-a-investi-5-5-...

29 Mars 2013

En 2012, les investissements de Réseau ferré de France (RFF) ont grimpé de 18% pour atteindre 5,5 milliards d'euros, entraînant mécaniquement une hausse de la dette, qui s'élève à 31,5 milliards d'euros (+ 10%). Dans un communiqué daté du 29 mars, l'entreprise annonce par ailleurs une légère augmentation de son chiffre d'affaires et une relative stabilité de son résultat.


Dernière publication de résultats avant la réforme. Promis à intégrer une nouvelle structure appellée "gestionnaire d'infrastructure unifié", doté d'un nouveau patron -Jacques Rapoport- depuis janvier 2013, Réseau ferré de France (RFF) a rendu publics le 29 mars 2013 ses résultats 2012. Le résultat opérationnel courant de l’entreprise s’établit à 1,4 miliards d’euros, en léger recul, pour un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros, en progression de 4% à périmètre constant. A 2 millions d’euros, le résultat net est juste équilibré.

Les ressources liées à l’activité ferroviaire –mesurée en trains-kilomètres effectués et non en nombre de voyageurs transportés- ont progressé, notamment grâce à la mise en service de la LGV Rhin-Rhône, en décembre 2011, qui dope l’activité TGV (+ 3,5%) alors que le trafic des trains régionaux est stable. L’activité fret est en légère hausse.

Le gestionnaire de l’infrastructure se réjouit par ailleurs de l’amélioration de la qualité des sillons, c’est-à-dire les droits de passage vendus aux compagnies ferroviaires. Depuis deux ans, cette qualité est très affectée par les travaux de rénovation des voies.

Plus de 1000 kilomètres de voies ont ainsi été rénovés l’an passé. Soit un volume d’investissements de 2,2 milliards d’euros, en hausse de 10%, pour la seule remise en état du réseau. Le développement a pour sa part mobilisé 3,1 milliards d’euros, avec notamment le lancement de la construction de quatre lignes à grande vitesse (LGV): 2ème phase de la LGV Est-Européenne, LGV entre Tours et Bordeaux, LGV entre Le Mans et Rennes et enfin contournement de Nîmes et Montpellier.

Au final, l’entreprise a investi 5,5 milliards d’euros, un chiffre en croissance de 18% sur un an. Sa dette s’est creusée, atteignant 31,5 milliards d’euros contre 28,6 milliards en 2011. L’an passé, RFF a levé 3,8 milliards d’euros sur les marchés internationaux de capitaux.

H.G.

29/03/2013

RFF a atteint l'équilibre en 2012

http://www.bfmtv.com/economie/rff-a-atteint-lequilibre-20...

N.G. | AFP
Le 29/03/2013 à 13:34
Mis à jour le 29/03/2013 à 14:34

Réseau Ferré de France a annoncé, vendredi 29 mars, avoir enregistré un résultat net presque à l'équilibre en 2012, à 2 millions d'euros, contre 223 millions l'an passé, en raison de lourds investissements dans les infrastructures. Il a réalisé un chiffre d'affaires de 5,5 milliards d'euros (+4% à périmètre constant), contre 4,98 milliards un an plus tôt.

Le groupe a fait état d'une hausse des activités de maintenance et des travaux sur le réseau ferroviaire national. Le montant total consacré aux projets d'infrastructure ferroviaire a atteint 5,3 milliards d'euros en 2012, contre 4,5 milliards un an plus tôt, soit une croissance de 18%.

La modernisation du réseau a coûté à elle seule 2,1 milliards soit une hausse de près de 10%, avec plus de 1.000 km de voies qui ont été rénovées l'an dernier. Et 3,1 milliards ont été dépensés pour étendre le réseau.

 
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