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31/03/2012

La ligne TER Lyon-Grenoble en voie d’amélioration ?

Bonjour,

Les investissements existent bien et le temps il suffit de se le donner, tout dépend des PRIORITES que se donnent les différents acteurs.

Lorsqu'il s'agit du Lyon Turin 25 milliards tombe du ciel malgré la crise et nos grandes difficultés économiques actuelles et à venir.

En tout cas c'est une bonne nouvelle si la gare de Saint André le Gaz devient une des priorités.

Cordialement,

Eric

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/03/30/la-ligne-t...

La ligne Lyon-Grenoble, c’est 14 types de dessertes différents chaque matin entre 6 et 9 heures. Photo DL/Archives

La ligne Lyon-Grenoble, c’est 14 types de dessertes différents chaque matin entre 6 et 9 heures. Photo DL/Archives

Les usagers de la ligne Lyon-Grenoble seront certainement très heureux d’apprendre que la SNCF et RFF (Réseau ferré de France), en partenariat avec la Région Rhône-Alpes, en sa qualité d’autorité organisatrice, travaillent depuis plusieurs mois déjà à l’amélioration de la qualité du service. « Rationaliser l’offre en fonction de l’intérêt général »

Car comme l’a souligné l’un d’entre eux hier à Grenoble lors de la présentation de l’audit qualité de cette ligne TER, l’une des douze classées “sensibles” en France, « les problèmes réguliers et en particulier les annulations intempestives deviennent de plus en plus insupportables, au point que de nombreux voyageurs reprennent leur voiture »…

Comment « améliorer le système » alors, quand on sait pertinemment, comme le rappelle la directrice régionale de la SNCF, Josiane Beaud, que « le doublement du nombre de voyageurs en dix ans ne peut pas se traduire par le doublement immédiat des infrastructures » ?

« Pour régler toutes les difficultés liées à cette saturation, il faudrait des investissements et du temps, ce dont RFF ne dispose pas. En revanche, les pistes d’améliorations existent », assure-t-elle, l’objectif étant d’augmenter le taux de ponctualité des trains au départ estimé aujourd’hui à 79 %. « Il n’y aura pas un grand soir ni un grand matin, mais en agissant avec nos moyens à la fois sur l’exploitation, l’offre et les infrastructures, on devrait retrouver de la souplesse et donc de la fluidité », insiste Pascal Delaitre, directeur délégué du TER en Rhône-Alpes. Pour obtenir des résultats tangibles dans un contexte de trafic hyper tendu où chaque minute de retard a un impact, il est donc question de « rationaliser l’offre en fonction de l’intérêt général » et d’aller surtout « vers la standardisation des dessertes ».

Côté infrastructures, la gare de Saint-André-le-Gaz sera la grande priorité avec un « schéma cible » qui intégrera évidemment le développement des trafics vers Chambéry et Grenoble tandis qu’à la gare de Grenoble justement, le projet d’une voie supplémentaire à quai vers Lyon devrait voir le jour en 2015.

Et les responsables de la SNCF l’ont promis hier, ils travaillent aussi à « l’amélioration de la réactivité opérationnelle et de l’information voyageurs en cas d’aléa ». Sans aucun doute la première préoccupation des usagers.

par Gwendoline BEZIAU le 31/03/2012 à 06:11

10:13 Publié dans RFF, SNCF, TER | Lien permanent | Commentaires (2)

29/03/2012

Pepy et les lignes malades : amélioration ou «discours d'autosatisfaction» ?

http://www.liberation.fr/societe/01012399088-pepy-et-les-...

Aujourd'hui à 10h57 (Mis à jour à 12:25)
A la gare Lille-Flandres en 2007.
A la gare Lille-Flandres en 2007. (Photo Pascal Rossignol. Reuters)

Un an après la mise en œuvre d'un plan d'urgence pour 12 lignes sensibles, quel bilan en tirer ? Le patron de la SNCF se dit satisfait, les usagers beaucoup moins.

Par SYLVAIN MOUILLARD

Des «lignes malades». Guillaume Pepy n'avait pas lésiné sur les mots en pointant du doigt, il y a un peu plus d'un an, 12 liaisons ferroviaires en piteux état. Autant de tracés qui méritaient, selon le patron de la SNCF, une action vigoureuse et spécifique. Après l'interminable périple du train reliant Strasbourg et Port-Bou (vingt-six heures), Pepy n'avait pu faire autrement que de présenter - dans la précipitation - son plan d'urgence. Dévoilé le 20 janvier 2011, mis en œuvre dès le mois de mars, il devait permettre «une amélioration continue de la qualité de service».

Un an plus tard, le président de la SNCF juge le pari quasi gagné. Invité de France Inter ce mercredi matin, il a estimé que «9 plans sur 12 ont bien réussi et nous ont quasiment sortis d'affaire». Restent «trois problèmes à régler». Des déclarations optimistes confirmées par le service de communication de la SNCF, qui se dit «satisfait» et «vigilant». Sur 12 lignes sensibles, 11 ont vu leur régularité s'améliorer. Seul recul : le RER D, «fortement impacté par les intempéries l'an passé». Deux autres liaisons (Lyon-Ambérieu et Lyon-Grenoble), si elles ont vu leur régularité progresser, doivent encore mieux faire. Points positifs, selon la SNCF, le TER Nîmes-Perpignan (+6,2 points de régularité), ou encore le RER A (+6,4 points).

«Tout ce qu'il nous reste à espérer, c'est qu'il fasse beau»

Cette belle satisfaction des services de Guillaume Pepy est-elle partagée par les usagers des 12 lignes concernées ? Pas vraiment. Willy Colin, porte-parole de l'Avuc (Association des voyageurs usagers des chemins de fer), estime qu'il y a aujourd'hui bien plus que 12 lignes «malades» en France. Il juge que la SNCF, à travers son président, est en train de «banaliser les retards et les dysfonctionnements». «En quelque sorte, la SNCF est victime de son succès, analyse-t-il. De plus en plus de gens prennent le train, mais la compagnie n'a pas la capacité de faire circuler plus de matériel car l'infrastructure est obsolète.»

Jean-Roger Condat, vice-président de l'Association des usagers du Paris-Chartres (ADULPCM), est très mesuré sur l'efficacité du plan d'urgence. Il conteste d'abord le mode de calcul de la SNCF pour définir la régularité d'un train. «Quand le retard au terminus est inférieur à six minutes, la SNCF considère que le train est à l'heure. Or, sur notre ligne, il arrive que le train ait dix minutes de retard à Rambouillet, au milieu du parcours, où descendent environ un tiers des passagers. Puis qu'il rattrape son retard dans la deuxième partie du trajet. Mais ces dix minutes ne sont jamais prises en compte !» Selon l'association, qui a mis en place son propre mode de calcul, la régularité moyenne n'a été en 2011 que de 80% (92,2% selon la SNCF).

Autre grief : les nouveaux horaires entrés en vigueur fin 2011, avec le cadencement. Le temps de trajet entre Paris et Chartres est passé d'une heure auparavant à 1h12 aujourd'hui. «C'est une marge de confort supplémentaire pour la SNCF, dénonce Jean-Roger Condat. Certes, la régularité est meilleure, mais on passe tous plus de temps dans les transports. Sans oublier que cela allonge les temps de correspondance entre Versailles et La Défense, par exemple.» Très remonté contre le «discours d'autosatisfaction» de Guillaume Pepy, le représentant de l'ADULPCM ironise sur l'efficacité de l'action de la SNCF : «Heureusement qu'on a eu en 2011 l'hiver le plus clément depuis 1860... D'ailleurs, on a bien vu avec la vague de froid de février dernier que la régularité a de nouveau chuté de manière spectaculaire ! Tout ce qu'il nous reste à espérer, c'est qu'il fasse beau.»

Un plan cosmétique

Le RER D, victime des feuilles mortes qui se déposent sur les voies, a vécu une sale année 2011. La régularité sur la ligne qui relie Orry-la-Ville/Creil à Melun/Malesherbes a chuté de 1,3 point (de 86,4% à 85,1%). Des chiffres qui n'étonnent pas Rémy Pradier, président du Soutien associatif des usagers révoltés (Sadur) : «Je pense même qu'ils sont sous-estimés. On a mis en place un système de relevé des retards sur notre site internet. A partir de 12 000 contributions d'usagers l'an passé, on arrive à 35% de trains soit annulés, soit avec un retard supérieur à cinq minutes.» Et d'ajouter : «Mais même les chiffres de la SNCF - 15% d'irrégularité - sont effarants. Imaginez l'impact sur la vie personnelle d'une personne prenant le train matin et soir toute la semaine !» Pour Rémy Pradier, le plan d'urgence de la SNCF n'est que cosmétique : «Il faudra une petite dizaine d'années pour que la situation change. Le matériel est vieillissant, et on ne change pas un train en deux coups de cuillère à pot.»

En Languedoc-Roussillon, l'efficacité du plan d'urgence de la SNCF semble avoir davantage convaincu. Eric Boisseau, représentant local de la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut), s'empresse de dire «merci aux cheminots, une équipe motivée qui s'est battue jour après jour pour améliorer les choses». S'il reconnaît que la ligne Nîmes-Perpignan (17 500 voyageurs quotidiens) est loin d'être surchargée comme en région parisienne (le RER D transporte chaque jour 550 000 voyageurs, la ligne Paris-Chartres 30 000 personnes), il jure vivre «dans une oasis ferroviaire». Principale raison, selon lui : le cadencement, qui a donné une petite marge de manœuvre à la SNCF. «Bien sûr, il y a eu une hausse globale du temps de parcours, de 5% en moyenne. Mais trois minutes en plus sur une heure de trajet, ça reste acceptable, ça ne se voit pas trop.»

A lire aussi

> Une interview de Jean-Claude Delarue, président de la Fédération des usagers de transports.

> Le blog de Cédric, conducteur de RER.

20:52 Publié dans SNCF | Lien permanent | Commentaires (0)

La SNCF a durci son service minimum grâce à... Air France

http://www.challenges.fr/entreprise/20120328.CHA4737/droi...

Créé le 28-03-2012 à 19h10 - Mis à jour le 29-03-2012 à 09h57

Par Anna Rousseau

EXCLUSIF Le 20 mars dernier, le Journal officiel a publié la dernière loi du quinquennat qui encadre le droit de grève dans l'aérien. Ce texte comporte un amendement passé totalement inaperçu, qui modifie sensiblement le droit de grève... à la SNCF.

La nouvelle loi encadrant le droit de grève dans l'aérien remet en cause une pratique mise au point par Sud Rail : la grève perlée de 59 minutes. (SIPA)

La nouvelle loi encadrant le droit de grève dans l'aérien remet en cause une pratique mise au point par Sud Rail : la grève perlée de 59 minutes. (SIPA)

Après des mois d’étude et des débats parlementaires houleux, menés sur fond d’une grève dure des pilotes d’Air France début février, c’est dans un silence épais que la loi sur le service minimum – officiellement intitulée "loi relative à l'organisation du service et à l'information des passagers dans les entreprises de transport aérien de passagers et à diverses dispositions dans le domaine des transports" - a été promulguée le 19 mars dernier avec application immédiate et publiée le lendemain au journal officiel, après avoir été déclarée conforme par le Conseil Constitutionnel le 15 mars. Soit deux semaines seulement après avoir été adoptée par l’Assemblée Nationale en deuxième lecture.

Surprise : dans le texte publié au Journal Officiel se trouve un amendement passé jusque-là complètement inaperçu. De fait, il ne traite pas du tout du service minimum dans l’aérien… mais dans les transports terrestres, en particulier le ferroviaire. Que dit cet amendement? D’une part, que l’on ne peut pas, dans les transports terrestres, faire grève ou sortir d’une grève sans en informer son employeur 24 heures à l’avance. D’autre part, que des sanctions disciplinaires peuvent être prises à l’encontre des employés qui, "de façon répétée", n’ont pas informé leur employeur de leur intention de renoncer à participer à la grève ou de reprendre leur service.

Eviter les grèves de 59 minutes "inventées" par Sud Rail

L’auteur de cet amendement est le député Yanick Paternotte (UMP, Val d’Oise) : "J’ai profité du dernier véhicule législatif pour faire passer cet amendement, qui aurait sinon dû faire partie de la loi sur la consommation de Frédéric Lefebvre, explique le député, expert des questions ferroviaires. Il était nécessaire d’empêcher au plus vite les grèves de 59 minutes, comme il y en a eu l’hiver dernier à Saint-Etienne".

Ces grèves perlées de 59 minutes ont été "inventées" par Sud Rail, et sont redoutablement efficaces pour désorganiser complètement les opérations. Le principe est simple : au moment de sa prise de service, l’employé se déclare gréviste pour une heure – moins une minute. Cela suffit pour obliger la SNCF à annuler son train, et ne lui fait perdre que quelques euros sur sa feuille de paie, puisqu’il reprend ensuite sa journée de travail tranquillement.

Un autre cheminot se déclare alors gréviste… et ainsi de suite, toute la journée. Sud Rail a organisé ce type de grève tournante à Saint Lazare en 2009, puis à Saint Etienne l’hiver dernier : cela a duré près de trois mois, pour la plus grande exaspération des voyageurs.

La SNCF et la CGT, alliés objectifs

Derrière Yanick Paternotte se profile, naturellement, l’ombre de la SNCF, qui réclamait depuis longtemps une aide législative pour bloquer Sud Rail : "Nous avions un débat informel, effectivement", confirme Yanick Paternotte. Et derrière la SNCF se profile une autre ombre : celle des syndicats cheminots. Il est étonnant que, naturellement au courant de la manœuvre du parlementaire, ces derniers n’aient pas réagi et ne se soient en rien opposés à "l’amendement 59 minutes". En particulier le plus puissant d’entre eux, la CGT…

Le silence de celle-ci vaut approbation : "La CGT cheminot est un allié objectif, qui, au bout du bout, est raisonnable. Elle est attachée à l’entreprise, et sait reconnaître la ligne rouge quand elle la voit", explique Yves Paternotte. Une autre explication à l’accord implicite de la CGT cheminot ? Ses dirigeants ne seraient pas mécontents que la direction puisse enfin mettre des bâtons dans les roues de Sud Rail, qui gagne des voix à chaque élection professionnelle depuis dix ans.

 
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