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22/10/2015

Et si le fisc aidait la SNCF et la RATP à faire payer les fraudeurs?

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/ne-fraudez-pas-da...

21/10/2015 à 19h02

Gilles Savary, député PS, propose une méthode radicale pour lutter contre la fraude dans les transports en commun et son faible taux de recouvrement : mettre le fisc sur le coup!

Diane LACAZE Journaliste

21:00 Publié dans amendes, SNCF | Lien permanent | Commentaires (0)

18/06/2015

La nouvelle méthode de la SNCF pour lutter efficacement contre la fraude

http://www.challenges.fr/entreprise/20150617.CHA7021/la-n...

Publié le 17-06-2015 à 18h35

La SNCF a fait passer de 10 à 50% le taux de recouvrement des amendes dans le cadre d'une expérimentation menée avec le ministère des Finances. Quatre types de portillons sont également en test avant un déploiement.

Guillaume Pépy avec une contrôleuse de la SNCF. (c) SipaGuillaume Pépy avec une contrôleuse de la SNCF. (c) Sipa

La SNCF a fait passer de 10 à 50% le taux de recouvrement des amendes dans le cadre d'une expérimentation menée avec le ministère des Finances, a expliqué mercredi 17 juin Alain Le Vern, directeur général SNCF régions et Intercités.

Cette expérimentation, menée en coopération avec sept trésoreries générales, a permis à la SNCF de transmettre aux impôts, au bout de deux mois, les PV non payés, afin qu'eux relancent les contrevenants avec les coordonnées dont ils disposent.

Avec ce système, "expérimenté depuis mars, (...) on passe de 10 à 50% de taux de recouvrement", s'est réjoui Alain le Vern, estimant que ce taux pourrait être supérieur.

La SNCF étudie une généralisation de cette coopération, "notre volonté est de mettre en place un plan très dissuasif", a-t-il souligné lors d'une rencontre avec la presse.

Des portillons en test

Cette expérimentation diffère du droit de communication ouvert par le ministère de l'Intérieur, qui permet à la SNCF de recouper les fichiers avec ceux des services de l'Etat, et d'identifier plus facilement les adresses des contrevenants.

La compagnie ferroviaire teste également quatre types de portillons, avant un déploiement. "Nous ferons notre choix en fin d'année, ce sont des installations qu'on va mettre dans les grandes gares progressivement", a précisé Alain Le Vern.

La SNCF a annoncé en février un grand plan de lutte contre la fraude, qui lui coûte chaque année 300 millions d'euros.

Alain Le Vern a par ailleurs indiqué que le déménagement de la direction TER à Lyon, dans une tour du quartier de la Part-Dieu, débutera en septembre, pour s'achever au printemps 2016.

La direction des TER, ainsi que des équipes du matériel et de la filiale de transports urbains Keolis, soit environ 400 personnes, vont déménager de Paris à Lyon. Ils y rejoindront un millier de personnes, qui travaillent dans des directions territoriales de la SNCF.

(avec AFP)

20:18 Publié dans amendes, SNCF | Lien permanent | Commentaires (0)

27/03/2015

SNCF : politique tarifaire ultra compliquée et amendes en rafale pour les usagers un peu perdus

http://www.lefigaro.fr/voyages/2015/03/26/30003-20150326A...

Des contrôles plus systématiques comme ici à bord d'un TER. © SNCF Médiathèque - MATHIEU RAFFARD

La SNCF vient de lancer un grand plan pour lutter contre les resquilleurs. Tout en constatant que nombre d'irrégularités sont la conséquence d'une gamme tarifaire trop complexe et trop rigide.

Chaque année en France, les contrôleurs de la SNCF comptabilisent 7,5 millions de voyageurs en situation irrégulière selon les chiffres fournis par la compagnie ferroviaire. Cinq millions d'entre eux régularisent leur voyage directement à bord ( parmi eux un million sont sanctionné par une amende) Un million sont sanctionnés par une amende. Enfin, 2,5 millions de procès-verbaux établis dans le train font l'objet d'un contentieux (un préjudice que la société estime à 300 millions d'euros).

Les chiffres sont conséquents. Mais parmi ces irrégularités, une partie résulte de la politique tarifaire pas très claire de la SNCF. Comme pour les radars, lorsqu'on ne sait pas s'il faut rouler à 110, à 130 ou à 90 km/heure, perdus dans les changements d'indications. Pour le train, on estime que 3% des passagers des TGV et des trains avec réservations ne sont pas en règle. La plupart du temps, sans même le savoir ou parce que rebutés devant la la complexité de la tarification et surtout l'absence de souplesse de la SNCF unique en Europe.

Ainsi, dans l'Hexagone, il est impossible d'acheter un billet TGV «open» pour prendre le train de son choix en fonction des impératifs de son agenda. La modulation tarifaire est telle qu'il est très difficile de trouver un autre train au prix de celui qui a été initialement réservé. Alors qu'en Allemagne, en Autriche ou en Suisse, il est toujours possible de prendre le train que l'on veut avec un billet plein tarif.

Le compostage, c'est selon

La SNCF justifie sa rigidité en arguant qu'elle offre des tarifs TGV moins élevés que dans les pays voisins, grâce au yield management, un système de tarification en temps réel en fonction du nombre de places disponibles à bord, au moment de l'achat. Mais l'expérience conduit parfois à en douter: combien de fois des voyageurs munis de billets payés au prix fort se sont retrouvés dans des trains à très faible taux d'occupation?

Autre raison très fréquente de ces sept millions d'infractions, le billet non composté. La diversité des types de billets complique la règle. Faut-il composter un billet TER? Et, si oui, dans quel composteur? Concernant les voyages sur les grandes lignes, le e-billet imprimé à la maison ne se composte pas, en revanche, ceux émis en agence ou au guichet doivent obligatoirement l'être. De quoi s'y perdre et ne pas être en règle: si toutes les destinations TGV sont désormais ouvertes au e-billet, la chose se complique si l'on a une correspondance avec un TER, pour lesquels le billet électronique n'existe généralement pas. Il faut alors revenir au billet papier émis à un guichet ou à une borne, à composter, sauf contre-ordre écrit sur le billet s'il est émis peu de temps avant le départ du train.

Flexibilité promise

Vient ensuite la complexité tarifaire entre les billets non modifiables (par exemple les «prems») et les billets modifiables avec ou sans frais: une série d'embûches auxquelles est confronté celui qui veut modifier son voyage.

Autre mauvaise surprise, celle que réserve les billets pro seconde «échangeable-modifiable-remboursable jusqu'au départ du train». Quand ils ont été lancés, la différence de prix entre les billets «loisirs» et «pros» s'expliquait, disait-on, par leur flexibilité et les services complémentaires, comme l'accès à des guichets «pro» qui aujourd'hui se comptent sur les doigts de la main et ne sont ouverts que pour les départs immédiats. En fait, il existe deux tarifs pour les billets «pro» seconde: un pour la période de pointe, l'autre pour la période dite «normale». Ainsi, le détenteur d'un billet «pro» qui souhaite décaler son aller Paris-Lyon de 14h55 en période normale, pour prendre celui de 16h16, doit repasser par le guichet pour un rajustement tarifaire de 20 euros...ce qu'il ne fait pas toujours.

Source de revenus complémentaires

De même, la carte «Fréquence», très prisée des voyageurs d'affaires devrait, en plus des 50 % de réduction accordés, permettre de choisir le train qui leur convient. Ses titulaires rencontrent à nouveau le problème des tarifs qui varient selon l'heure. Sauf en première classe où la flexibilité au fil de la journée est totale. À titre de comparaison, l'abonnement Fréquence coûte 737 euros en seconde et 999 euros en première. En Allemagne, la carte équivalente est vendue 255 euros en seconde et 555 en première. Enfin, si par malheur, le détenteur d'un billet «loisir» décide de changer de train le jour du départ, la somme de 12 euros lui sera retenue, en plus du réajustement tarifaire.

De fait, quel que soit le tarif acquitté, ce manque de souplesse devient pour les voyageurs une cause d'irrégularité.

Un tarif inapplicable

La politique des petits prix a aussi ses limites et est souvent une affaire de communication. Par exemple, les billets «prems» du samedi: il est facile de trouver un coupon aller le matin à ce tarif. Mais il devient impossible de dénicher un retour équivalent le soir. Or, comme le tarif «prems» n'est applicable que sur un billet aller-retour, pas de voyage possible avec un aller en «prems» et un retour en loisir.

On pourrait faire la même observation à propos des deux réseaux à grande vitesse de la SNCF en Europe, Thalys et Eurostar. À bord de l'un ou l'autre train, il n'existe tout simplement pas de billet flexible sans frais en seconde.

 
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